‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 20 sur 181 · LETTRE XXX.I · texte numérisé non relu

LETTRE XXX.I

DB REOOMMARDAtlON À M. D^ CIRPERT&AS, POOl LB PSRB TIGRES.

Le père yignes de I^ doctrine chrétienne m'a fait connoître qu'il poOToit espérer, l'honnmr de prêcher un avent et un carême dans votre cathédrale , si je vous rendois de bons témoignages de sa doctrine et de ses talens. Je le fais, monseigneur, avec plaisir, tant pour répondre à la i^onfiance dont vous m'honorez que pour donner à ce bon père la satisfaètion qu'il souhaite et qu'il mérite. 11 y a quelc{ues années qu'il demeure à Nismes ^ où il a toujours- tenu une conduite sage, régulière, éloignée de toute sorte de dissipation dans le monde et d'an]J3ition dans son ordre. Je l'ai mené en mission avec moi dans mes

DE FLBGHIER. 4?

visites, et je Tai ouï quelquefois dans des occâsîoiis solennelles, et j'ai toujours trouvé dans ses discours une saine doctrine, de bons sentimens de piété, et même Féloquence qu'il faut pour plaire et pour ton** cher. Il a prêché des avens et des carêmes dans les principales églises de ce pays, Avignon, Beaucaire, Narbonne, Garcassonn^ et autres, et j'ai ouï dire qu'il avoit eu du succès et de l'approbation dans ces ajiditoires. Je suis persuadé, monseigneur, que, lors* qu'il aura reçu vos ordres et qu'il sera animé par votre présence, il redoublera son zèle, et donnera de nouvelles grâces à ses discours. Je n'aurois pas pris la liberté, monseigneur, de porter ainsi mon jugement sur le mérite d'un prédicateur à qui vous avez peut-être destiné votre chaire , si l'on ne m'avoit assuré ipie vous le souhaitiez, et si je ne cherchois l'occasion de vous renouveler le sincère et respe.otueux attachement avec lequel je suis, monseigneur, voire, etc.

A'SommièreSy ce ao jaillet 1697.

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