‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 33 sur 181 · LETTRE XLVI · texte numérisé non relu

LETTRE XLVI

DS CIYILITB GHRBTIBHRB ▲ VNS RSLIGIRDSB..

Je vous suis obligé, madame, de la part que vous prenez à notre repos, que le passage des princes sembloit avoir interrompu. Les grandeurs humaines passent, et celles qui ne les ont pas vues ne sont pas moins heurçuses. Vous n'ayez ni ouï le bruit ni couru après les vanités qui les accompagnent , et vous ne vous êtes ressenties ni de l'embarras ni de la dissipation que donne le monde. Vos prières n'en auront été que plus ferventes ; je vous en demande la continuation pour moi. Je sens avec plàisii: les approches de la saison de la campagne, où je pourrai vous renouveler les sentimens d'estime et d'affection avec lesquels je suis, madame, votre, etc.

A Nismes, ce i6 mar. 1701.

LETTRE XLVIL

COMPLIMBIfT 9UR ^.^BXALTATION DU PAPB , A M. BEIK>il!, ▲UDITBUB DE ROTB.

Il faut nous féliciter , monsieur , du pape que Dieu vient de donner à son Église, dont on loue fort la sagesse, la piété et la modestie. Comme nous sommes nés dans une province dont il est le prince et le maître, nous devons prendre plus de part que d'autres à son exaltation , et lui souhaiter plus ardemment cet

esprit de bonté et de prudence dont il a besoin pour le gouvernement temporel de soa État, et pour la conduite spirituelle de tant de peuples qui composent le royaume de Jësus-Christ, Je vous remercie encore une fois des services que vous venez de rendre à mon frère, et vous prie de me croire autant que je le ^uis, monsieur, etc.

A Nisnies, ce3i mars 1701.

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