‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 46 sur 181 · LETTRE LXVIII · texte numérisé non relu

LETTRE LXVIII

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C'est une grande jode pour moi , ma très - chère sœur, d'apprendre par vous-même votre satisfaction et votre bonheur. Vous voilà enfin consacrée à Dieu pour toujours, et clouée à la croix de Jésus -Christ. J'ai loué mille fois votre résolution 5 c'est Dieu qu'il faut louer de vousi l'avoir donnée et de vous l'avoir fait accomplir. Je ne doute pas que vous ne recon-

DE FLÉGHIER. I05

npissiez de plus en plas les miséricordes du Seigneur, qui TOUS a tirée du monde pour tous renfermer dans un monastère où Ton n'a de commerce qu'avec le ciel j et où Ton jouit par avance des douceurs que le^ saints y goûtent par la paix intériein*e de Pâme et par le mépris de tous les liens et de tous les plaisirs de la terre. Je m'estime heureux d'avoir pu contribuer à vous avancer votre profession. J'espère quQ votis ne m'oublierez pa« dans vos prières ; vous aurez toujours part aux miennes, et personne nç prendra plus de part que moi aux grâces que Dieu vous fera dans la suite. Je vous prie de témoigner à votpe révérende mère la part, que je prends aux obligations que vous lui avez, et de me croire très-véritablement enNotre-Seigneur, ma chère sœur, votre, etc.

A Nismea, ce 3i octobre 170!!.

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