‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 47 sur 181 · LETTRE LXIX · texte numérisé non relu

LETTRE LXIX

]>B MB» A' OR COBB, POVU L'BHCOOAÂGtK COHTBB LES rBATBUBS CAUSBB8 PAR LBS VARATIQtJBS.

Je vois par votre lettre, monsieur, les désordres arrivés dans votre voisinage et les dangers dont vous êtes menacés, vous et les prêtres qui se sont réfagiés. auprès de vous. J'avoue que les jours sont mauvais,, et qu'il est à souhaiter que Dieu les abrège en faveur de ses élus 5 mais il faut avoir du courage, pr^endre. les précautions raisonnables, vivre avec plus de circonspection et plus d'attention sur nous-mêmes, et attendre cpie Dieu, à qui nous sommes, soit que nous

TivionS) soit que nous mourions^ accomplisse sa sainte volontë en hotis. M. de BasTillé m'a mandé qu'il vous avoit envoyé les secours qtte vous lui aviez demandés, et je croîs que vous devez être plus en repos présentement. Ces scélérats sont vivemeiit poursuivis; trois de leurs chefs ont été tués, etTOn remarque que plusieurs jeunes hommes se retirent ^crètement dans leurs maisons j désabusés par les mauvais succès» el rebutés par la misère et par les dangers où îls sont. Ainsi il est à croire que nous ë€frons bientôt tranquilles de ce eèté4à. Les troupes se multiplient, et les ordres se dOùtient pour en assembler de nouvelles ^ la saisotf mé«ie*réprimlera ces rebelles. Peut-être qn*après ces derniers efforts de l'hérésie mirante la vexation donnera de Tentendement^ et renjlra les méch^ns plus dociles par la connoissance qu'on leur donnera d^ leurs crimes et de leur impuissaiice. Il faut bien se garder d'abandonner le service des paroisses. C'est rini;^ntion de ces gens-là d'effrayer le& catholiques et surtout les ecclésiastiques, et de fairer cesser les exercices de DOtre rel%ioi> ; mais il faut tout faire avec prudenoe. Pour ce qui regarde lês office^ du dimaEcbe , la messe, t^res, la prière, vous Miis bien de ne rien chaiigef[. à vos usages ordinaires , puisque votre peuple y assiste volontiers, et que ce déilingement pourroit le relâcher datos la suite. Il est temps dm prfer et d'augmenter te» prières,: fa«en loin de les diminuer. Vous pourries^, en tout cas, ^mettre un cèrps^-dc-garde et des sentinelles pendant lès offices. Maàê enfin il

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faut se confier ea Diea , et ne pas erabdire avec excès. Four moi, je me ferai toujours uq plaisir dé vous ctonner ou de tous procurer tons les secours dont TOUS pourrez avoir besoin. Confirmez veis frères^ et erojes-moi, monsienif , entièrement à tous.

A Iîisin^8| ca I" no^vembre STO'i.

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