A UN CVRB, SUR LES MOUVBMBKS DES FANATIQUES
L'avis que vous aviez donné, monsieur, de la marche des fanatiques étoit très-bon; et si les troupes du voisinage eussent été averties bien à propos , et que M. de Fimarcon eût eu un plus grand nombre de dragons, où se fût trouvé mieux soutenu, l'affaire auroit été très-considérable. On avoit joint ces
DE FLÉCBIER. l3l
rebeller et Us auroîant ëté eutièrenient défaits; mais ils se sont sauvés et n'ont perdu que fort peu de geos. Cependant cette expédition n'a pas laissé d'être utile, parce qu'elle a déconcerté ces malheureux ^t les a éloignés de nous. U faut avoir confiance au Seigneur qui ne nous abandonnera pas.
J'ai tenu ici mon synode, où je vous aurois fort souhaité -, j'ai été également touché de ce qu'il y manquoit tant de curés convoqués , et de ce qu'il s'y en trouvoit tant qui n'avoient pas eu besoin de l'être \ j'y lus une lettre pastorale aux ecclésiastiques de mon diocèse ^ je vous l'enverrai quand elle sera imprimée. Je suis, monsieur, à vous de tout mon cœur, etc.
A IVismes, ce i3 novembre 1703.