‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 59 sur 181 · LETTRE LXXXV · texte numérisé non relu

LETTRE LXXXV

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Je ne pouvois recevoir dans le temps de tribulation où nous sommes, monseigneur, une plus sensible 'consolation que celle que me donne la lettre de votre excellence, en me renouvelant les marques précieuses de son souvenir , et me souhaitant les bénédictioiis du ciel à l'occasion des bonnes fêtes. C'est um grâce d'autant plus grande que je n'ai pu la mériter que par l'estime que tout le monde doit à votre justice , à votre sagesse, à votre piété, et par la reconnois-

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sauce que j'ai eue et que je conserve de toutes les bontés dont tous m'avez honoré. L'éloignement de votre excellence n'a rien diminué de l'attachement que j'ai pour elle ; ses vertus me sont aussi présentes que lorsqu'elle étôit dans notre voisinage , et la bonue odeur qu'elle y a répandue se maintiendra toujours parmi nous. Aussi nous faisons les mêmes vœux que nous faisions ici pour elle, et nous lui souhaitons toutes lés grâces du ciel dont elle a besoin , et toutes les dignités de la terre qu'elle mérite. Personne ne s'y intéresse plus que moi qui suis, avec tout le respect et le dévouement possible, monseigneur, de votre excellence, le, etc.

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