LETTRE CVII
COMl^IMBVT À VR ABBB d\ix , SUR CSB OBCVRp DB CHàBIT£>
Votre nom et votre mérite, monsieur, nem'étoient pas inc'onnXis, mais je ne.connoissois pas l'étendue de votre zèle et de votre charité pour la défense des malheureux. Je la connois.par le factum que vous m'avez fait la grâce de m'envoyer, où vous représentez im jeune gentilhomme à qui son innocence, son bien, sa religion, ont suscité des ennemis puissans et obstinés, que là fortune et la nature ont abandonné, et qui a trouvé en vous plus de ressources, de miséricorde et d'humanité , qu'en ses parens et son propre père. Le bruit de ce long et fameux procès avoit déjà passé jusqu'à nous , mais notre curiosité n'étoit pas
DE FXÉCHIER. l6l
encore satisfaite^ elle l'a été par le récit des evéiieiQèns qi^e voas ramassez, par leseircon^tançe&y et plus encore parles [ireuves rech^cbées avec jage-' ment/ et mises par ordre, qai porteiit avec elle» un air.de Justice et.de vérité. Quelque obscurité qu'on ait vouiu jeter slir c^tte affaire, elle est entre les ^i^ déjuges éclairés et intègres, qui sépareront lei vrai d'avec le faux, quelque soin qu'on {i^ronne delescon<fondre. Je ne puis assez louer les peines que vou9 prenez , et les dépenses que vous faites pour «une atis$i bonne œuvre. Je vous prié de me faire savoir les diverses aventures et les succès de cette affaire ^ et de me croire aussi paifaitement que je le suîs^ monsieur, votre,, etc.
ANismes, ce ta juillet 1704.
. LETTRE CVIU.
DB PISTÉ À UK CURE, POUR L^ËffCOU RAGER CONTRE LES FRAYEURS