LETTRE CXV
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DB GRIGRAIf, SUR LÀ HOBT I>B II. SOU F1L8.
Quoiqu'il y ait déjà quelques mois, madame, que vous avez perdu M. votre fils, la perte est si grande^ et je sais que votre douleur est encore si vive qu'il est toujours temps qu'on y prenne part. Vous pleurex avec raisKMi ce fils estimalïLs par sa peRSOiyie, plus encore par son mérite. Ou peut dire à La fleur de soo
DE FLiCHIER. t^l
âge ; sorti- depuis peu des pins grands -dangers de la guerre , hguorë |1q rappro{)|d;ipn et des louanges du roi 9 et couvert cïe sa propre gloire. Je nye Souviens quelquefois des soins que vous ave% pris de son éâia^ cation dont j'ai été le témoin , et des espérances que vous fondiez sur les vertus et les sciences que vous vouliez lui fme apprendre., etqûe'vous étiez occupée à lui inspirer^ Je çais, madame 9 le profit qu'il avoit fait des plrindpes que vous Iqi aviez donnés pour }es fufears et pojur la conduite de la vie ; et je ne doute pas que ce qui faiaoit votre satisfaction tie devienne aujourd'hui le sujet dé votre donleui*. Il seroit iim^ tile après cela de vouloir vous cons<derç ni votre ftaf^sse^ ni votre bon esprit^ m^ine ne peuvent le faire. Dieu seul qui a Étit le mal peut le guérir, ek c'est uùiquefuient du fond de -votre piété que vous pouvez tirer les' véritables consolations. Plus la foi«blesse de la nature nous paroît douce et raisonnable, çim il faut faire agir la foi et la religion pour nous soutenir. Vous éprouvez cela, madame, mieux que je ne puis V0113 le dire.. Je me contente de vous téimmguer qae per6pQn0 ne compatit plus sincèrement que moi à votre afSictioa 9 et ne conserve plus fidèlerment dans une résidence éloignée les sentimens rosr pectueu^v: avec lesquels j^'ai été et je dois être, maidame, votre, etc.