‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 84 sur 181 · LETTRE CXXIV · texte numérisé non relu

LETTRE CXXIV

DE COMPLIMKnT BT DB'rBLIClTAVIOir, A* M. LB MARBGHiL DUC SE TILLABS, COMMAlfDBII& DBS OBDBBS DU Bpl.

Le roi, monsieur, vous a reçu comme vous le méritiez et comme nous nous y étions attendus. Le service que vous veniez de rendre portait assurance du bon accueil, espérance même de récompense. Toute justice a été accomplie, et vous voilà, monsieur , commandeur des ordres du roi , et duc en fort

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peu de jours. Sa majeSitë s'est'^fait ua plaisir de vous donner cette dernière dignité , et ne saurbît croire le» plaisir «qu'elle a fait Ik toute cette province qui vous honore et qui vous doit sa tranquillité. Gomme il n'y a aucun prélat à qui vous ayez témoigné, plus de bonlé et de confiance , il n'y en a point tu^si qui s'intéresse plus que- moi à votre élévatfon et à votre, gloire, et qui soit avec «un plus sincère et plus respectueux attachement que je le suis , monsieur , votre, etc.

A Montpellier, ce a3 janvier 1705. •

LETTRE CXlLy.

BB PIBTÉ BT D^inSTBVGTlOlf A !(. I^'jHlBB FLBCHIKIl', #OBr NEVBU.

Je reçois avec plaisir, mpn cher neveu, les voeux: que vous faites pour moi au commencement de cette année^ J'en ai fait à* nion lour pour vous qui vous seront très -avantageux* si Dieu les exauce. Je suis bien aise de voir par vos lettres le plaisir que vous avez d'être dans, le séminaire , et d'y recueillir les instructions et les exemples qu'on vous y donne. Pratiquez-y toutes les règles qui y sont prescrites j apprenez-y la loi de Dieu et la doctrine saine qu'on y enseigne -, affermissez-vous dans le bien, et rendez votre vocation certaine par vos bonnes œuvres -, éclairez la piété par la science , et purifiez la science par la piété. Choisissez-vous des amis dont la société vous serve pour votre sanctification , et suivez les conseils

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des personnes qui vous condaisent dans les voies de ^la véritë^et de la sagesse. Votre frère tti'a écrit que son affaire ëtoit conclue, qu'on lui donnoit une lieutenance de dragons dans un vieux corps, et qu^il Qspéroit.profiter de la bonté et de la protection de M. de GJiamillart. Dieu veuille qu'il ne se confie pas trop aux enfans des hommes où'le salut ne se trouve point! M. l'abbé Robert lui fournira ce qu'il faut pour son petit équipage.

11 faie semble qu'il seroit temps que vous prissiez les yetits ordres, et même le premier ordre sacré quand il conviendra. Mandez -moi si c'est votre dessein, et croyez -moi, mon cher neveu, tout à vous, etc.

A Montpellier y ce i« feTrier xjoS.

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