‹ Œuvres complètes de FléchierChapitre 89 sur 181 · LETTRE CXXXI · texte numérisé non relu

LETTRE CXXXI

CONFLIMIIfT À K. L^BBI BÀSTIDB SDR LB PARBGTIIQVS DB SAIAT-HILAIBB , DORT IL LUI A VOIT FAIT PBiSBVT.

Les afiaires fâcheuses qui sont arrivées en ce pays, monsieur, m'ont mis en état de profiter de la lecture du panégyrique de sSiint Hilaire, dont vous avez bien voulu me faire part ; mais elles m'ont empêché de vous en faire plus tôt mon remerciment. L'exemple de ce grand saint , dont vous avez recueilli les vertus avec des réflexions morales si agréables et si utiles à tout le monde, doit toucher p^ticulièrement ceux qui , comme nous , sont chargés de la conduite des fidèles, et engagés par le malheur des temps à soutenir là religion contre les erreurs et les violences

des hérëtiques. Il in*a souvent paru, comme à vous, connoissant' la doctrine , la piété et le zèle aposto* lique de ce père de TÉglise , qu'on n'en faisoit pas assez souvent Téloge dans les chaires. Vous faites voir, par la manière dont vous avez traité un si beau sujet, ce que la plupart des prédicateurs devroient faire. Je ne puis que vous louer , vous remercier de votre présent , et vous assurer que je suis parfaitement, monsieur, votre, etc.

A Nisniesy ce i5 mai 1705.

LETTRE CXXrXII.

DE Cq^DOLEAKCB À M. Dl MOKTÀ1JBAH SUR Lk MORT DE M. SOK VRÈiLB>

QoE je vous plains, monseigneur, d'avoir perdu un frère que vous aimiez , et qui étôit estimé de tout le monde! 11 est difficile que les. personnes de son courage et de son application au service échappent toujours aux dangers d une guerre aussi vive et aussi longue qiïe celle-ci. Leur vie est si précieuse à l'État que leur mort est une perte publique, et le regret universel pourroit servir de consolation particulière. Mais il y a des douleurs que la religion seule p0ut soulager , et vous ne pouvez tirer que de vous-«éme et du fo;id de votre sagesse et de votre piété le sacrifice que vous faites de votfe affliction. Je ne puis qu'y compatir, que vous offrir mes petites prières, et vous renouveler dans cette triste occasioa

iga LETTRES

rattachement et le respect sincères avec lequel je suis, monseigneur, votre , etc.

A If ismes , ce 5 juin 1 70S.

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