CHAPITRE IX
LES ÉTOILES, QUELLE QCE SOIT LEm GRAHDEUK, SCIHTILLENT- ELLES iGALBXE!rT QUAND ELLES SOXT PLACÉES A LA XÉME RAUTEUE AU-DESSUS DE L^OMXON? T A-T-IL, AU GOHTRAIRE, SOUS LE KAPPORT DE LA SaRTILLATIOK , DBS DIPFÉBKNCES SPÉCmQUES SKTES DES ÉTOILES DE MÉXB GEARDEOK OU DE GEAKDEUm DIPPÉRSIITB?
Roger Bacon disait qae toutes les étoiles ne scintillent pas, qae le phénomène est surtoat apparent' dans les étoiles brillantes ; il ajoute : c Qœ de mêine qa*an éclat trop faible ne suffit point à la scintillation, de mâme on édat trop vif confond le sens de la vue , Tabsorbe tout enti^, de telle scHie que la tréfHdation n*est pins perçœ. >
Scatig»* place la grandeor d^on astre an nombre des causes qoi faTorisent sa scintillation.
Eepler dte, à Tai^poi de cette remarque , rétmle noo- Tdle de 160i : cD^abord son éclat, dit-U, répondit à sa griDdeur extrême; die décrut, et sa sdntiUatiQn sWfaibtit.»
n y a dâis ces passages un pai de confusion. Aucon moyen drobservatioD ne permit, en 160&, de mesurer la gnndeor de Téloile nouvelle. Uobsenration de Kepler, if CQDvecAbiemefit inteiprétée. se réduit à ced : la sdiitfl- k htioQ de rétoile de 1G0& diminua avec son éclat.
Gaâsendî affirme que Ifô petites étoiles sautillent nxHns qKies zriiHie&
Hoc te y^"Jiit!r:./raqpàtif . page 218) parle de la sdntflbcûc des étoiles de sixième grandeur.
€ Cette sGELtîILitîoQ . ajoate4-fl. amène de tenais ea -" kor dîis{»iùktt oiMnpièle^ »
Kepler, dans son ouvrage sur la nouvelle étoile de 1604, dit que toutes les étoiles n'ont pas le même degré ie scintillation, quoique leur grandeur et leur hauteur lu-dessus de l'horizon soient les mêmes.
Dans son Astronomiœ pars optica , Kepler caractérise 3n ces termes les différences en question :
« Sinus offre des scintillations plus marquées et à des intervalles plus éloignés que Arcturus
« On observe des scintillations très-fréquentes dans le cœur du Scorpion. On n'en observe que de très - lentes ians l'œil du Taureau. La Chèvre et la Lyre ont le même éclat; cependant on ne distingue aucun changement de couleur dans la Lyre, tandis qu'ils sont très - nombreux dans la Chèvre , particulièrement la couleur pourpre. »
Lalande prétend que a du Lion (Régulus) scintille plus que l'Épi de la Vierge , quoique cette dernière étoile lui paraisse un peu plus lumineuse que l'autre.
M. Forster, portant particulièrement son attention sur le changement de couleur, lequel pourrait bien être identique avec la scintillation , signale entre diverses étoiles les diflférences suivantes :
« Antarès, a d'Orion et quelques autres étoiles rouges (?) présentent ces changements de couleur avec beaucoup d'intensité, surtout Antarès; tandis qu'ils sont faibles dans Sirius et d'autres étoiles brillantes et blanches. On ne les observe pas dans Procyon ; ils sont faibles dans la Chèvre, et très-considérables, au contraire, dans la de la Lyre et Arcturus. Antarès est toutefois l'étoile dans laquelle on les observe le plus aisément. » 11 y a, comme on voit , une différence manifeste entre
les résultats de Kepler et ceux de M. Forster. Le premier signale la L\Te comme une étoile dans laquelle les changements de couleur sont insensibles ; le second cite cette étoile parmi celles où ces changements atteignent la plus forte intensité. Les conclusions sont également ccintradidoires relativement à la Chèvre. Suivant Kepler, cette étoile scintille beaucoup ; suivant M. Forster, elle scintille peu , ce qui me paraît contraire aux faits.
Ces discordances , ces contradictions ne disparaîtront qu'après qu^on aura inventé un scintiHomètre* Nooi|Lt^ retiendrons sur cet objet plus loin.
Je ne crois pas toutefois qu'il soit nécessaire d'al tendre Tinvention d'un scintillomètre pour se pronom SOT une assertion de Scheiner, suivant laquelle la soi Istion aurait d'autant plus d'intensité que l'étoile plu5 b: réale. Il n'est nullement besoin d'instruments oser sffinner que la distinction entre les étoiles bo et australes n'a aucun fondement.
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