‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 2)Chapitre 37 sur 117 · DE SOLEIL · texte numérisé non relu

DE SOLEIL

La lumière dite cendrée, la lumière provenant de k réflexion des rayons envoyés d'abord du Soleil à h Terre, ensuite de la Terre à la Lune, et finalement de II Lune à la Terre, est à son maximum le jour de la c» jonction des deux astres. Le rapport de la lumière ce» drée à la lumière de la pleine Lune peut être détermiii expérimentalement. La photométrie fournit ausa l4 moyens de trouver le rapport de la lumière de la pld( Lune à la lumière du Soleil. Une simple division conddj ensuite au rapport numérique qui existe entre ViM maximum de la lumière cendrée et l'éclat du Soleil. I donc on avait pu, le 8 juillet 1842, pendant l'éclip^ totale, déterminer le rapport de la lumière cendrée à I lumière atmosphérique , on aurait immédiatement obtefl le rapport de cette dernière lumière à la lumière solaiw

Le 8 juillet 1842, la lumière cendrée fut compléta ment effacée par la lumière atmosphérique. Malgré ton nos soins, nous ne parvînmes pas à distinguer une sed des taches de la Lune; or, c'était sur l'observation (H 'taches que reposait la mesure projetée. ^

^ Wassenius avait été plus heureux que nous. Pem l'éclipsé totale de 1733, il vit, à Gothebourg, tlesprii pales taches lunaires». Cependant, la lunette de 21 de l'astronome suédois était certainement moins puû que celles dont nous faisions usage. Si Ton admeUil

que la lumière cendrée a toujours le même éclat, il découlerait des observations comparées de 1733 et de 1842 la conséquence que la lumière atmosphérique , pendant les éclipses totales, peut être très-variable.

M. Piola rapporte qu'ayant voulu, le 8 juillet 1842, conserver à ses yeux toute leur sensibilité, il eut la précaution de les tenir fermés quelques instants avant l'éclipse totale, ce qui lui permit, quand cette phase fut arrivée, de distinguer la lumière cendrée de la Lune.

Cette observation n'est pas décrite, ce me semble, avec des détails suflTisants. M. Piola a-t-il voulu dire que le disque de la Lune ne paraissait pas parfaitement obscur? Cela ne pouvait manquer d'arriver, car l'atmosphère à travers laquelle on apercevait ce disque, reflétait de la lumière. Si M. Piola distingua les taches lunaires , il eût été utile de l'annoncer nettement, en termes qui ne prêtassent à aucune équivoque.

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