‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 2)Chapitre 5 sur 117 · SCINTILLATION DE MERCURE ET DE VÉNUS · texte numérisé non relu

SCINTILLATION DE MERCURE ET DE VÉNUS

Tous les observateurs, Tycho, Kepler, etc., s'accordent à reconnaître que Mercure scintille fortement. Gassendi dit même que c'est à raison de cette forte scintillation qu'on avait donné à la planète le surnom <7tiX6(ûv , qui : indique une lumière à éclats successifs.

On trouve le même accord relativement h la scintillation de Vénus. Tycho, Kepler, etc., ont vu scintiller cette planète. Scheiner ajoute que Vénus scintille moins dans ^ ses moyennes distances qu'aux époques où elle est ir apogée et périgée.

Lr Voici une observation de Kepler, consignée dans YAsï-z ironomiœ pars optica, où la scintillation de Vénus est ir notée à la fois directement et par la projection de ses

rayons sur un mur.

le « En 1602 , le ^ décembre, vers le soir, je voyais r: ': par une fenêtre Vénus déjà sur son déclin.... La planète scintillait avec force. Lorsque je regardais le mur blan- :iii': châtre sur lequel se projetaient les rayons de Vénus , il présentait des ondulations comme lorsque la fumée empêche de voir la flamme, et cela avec une grande célérité

et des mouvements irréguliers J'ai remarqué que cette

ondulation de lumière était en rapport avec la scintillation qu'on apercevait sur la planète.

« Le ^ juin de l'année 1603, Vénus , et la Lune qui avait trois jours , envoyaient des rayons sur le même mur

blanc Les rayons de Vénus ondulaient beaucoup;

ceux de la Lune presque pas. »

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