‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 2)Chapitre 74 sur 117 · SUR L'IMPULSION DES RATONS SOLAIRES · texte numérisé non relu

SUR L'IMPULSION DES RATONS SOLAIRES

avait quelquefois un mouvement contraire et marcluii pour ainsi dire, à leur rencontre. Au reste, lors qu'on voudrait admettre que la plaque de cuivre était l'origine parfaitement verticale, et qu'il ne se {MPodui pas de courants d'air dans la boîte, on expliquerait eih core d'une manière fort naturelle le mouvement parle Michell , en remarquant, comme Ta déj& fait k docteur Thomas Young, que l'air étant plus échauffé» la face où tombait la lumière que sur la face opposée, L| cet excès de température devait produire, du mé« côté, un excès de pression, et, par suite, un moovemotlj^ rétrograde dans le levier. Les expériences deBenirt,ji^ dont il nous reste encore à parler, lèveraient d'ailleai tous les doutes qu'on pourrait conservera cet égard, pœsr

était seulement de 16 décimètres carrés; on aurait donc ^j^m

de milligramme pour la masse de la lumière qui tombe, en one seconde de temps, sur une surface de 16 décimètres carrés,*

4S0 000 uoo P^"^ ^^^^® ^"^ correspond à un décimètre carré. Si Ton voulait calculer ensuite la quantité de matière qui émane en une seconde d'un décimètre carré pris sur le Soleil, on remarquerait qœ la densité de la lumière est plus grande à la surface de cet astre que sur la Terre, dans le rapport de ^5,000 à 1, et conséquenmient qu'un

lécimètre carré doit fournir par seconde ^^^^ de milligramme = rrrrr de milligramme; c'est-à-dire un peu plus de 8 milli-

lu, j 00

grammes par jour. Ceci correspond à environ 18 kilogrammes en si^ mille ans. Une telle perte en poids, par décimètre carré de la surface du Soleil , n'aurait occasionné dans le diamètre» après six cents sitclés, qu'une diminution d'environ û".5, même en admettant que la densité de cet astre ne fût pas plus grande que ceUe de l'eau. Le? expériences de l^nnet, que nous avons rapportées dans le texte. conduiraient à des résultats incomparablement plus petits encore. Franklin avait présenté, dans un de ses ouvrages, le défaut d'impulsiou des rayons solaires, comme une très-forte objection contre

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qu'elles ont été faites dans le vide. « A l'extrémité d'un fil d'or très-fin, de trois pouces (0"*. 076) de long, et suspendu dans un cylindre de verre par un fil d'araignée, j'attachai, dit ce savant, un petit morceau circulaire de papier à écrire. Je fis tomber alors le foyer d'une large lentille sur le papier, afin de voir si l'impulsion des rayons solaires ne le déplacerait pas ; mais quoique cette expérience ait été souvent répétée, et qu'une fois même j'aie fait le vide dans le récipient, il ne m'a pas été possible d'apercevoir d'autres mouvements que ceux qui étaient l'effet de la chaleur. » {Philos, transact. pour 1792, p. 87.) Les fils d'araignée, soit à cause de leur excessive ténuité ou de leur constitution glutineuse, n'ont qu'une très-légère force de"* torsion. Bennet a fait , à ce sujet , des expé-

le système de rémission. « Les plus petites parties de matière ne doivent-eUes pas, dit-il, être douées d'une force supérieure à celle d'un boulet de canon de vingt-quatre ? » ( Voyez Experiments and Observations on Electricity, 1769, page 26ù. )

En réponse à ce doute, Horsley montra, par un calcul numérique très-simple, que la force d'impulsion d'une molécule sphérique trois fois plus dense que lé fer, et d'un diamètre égal à la millionième partie d'un quarante-millième de millimètre, ne surpasserait pas celle d'un boulet de fer de 6 millimètres de diamètre, et qui parcourrait 30 centimètres en cent quarante-quatre millions de millions d'années.

l\ paraît donc fort douteux qu'on puisse jamais puiser, dans des considérations de ce genre, des arguments décisifs en faveur de l'un ou l'autre des deux systèmes entre lesquels l'opinion de quelques physiciens est encore indécise. Nous ne terminerons pas cette note sans rappeler qu'un changement quelconque sur la masse du Soleil donnerait naissance, dans le mouvement de la Terre, à une inégalité séculaire que les observations astronomiques auraient fait reconnaître, lors même que ce changement, en deux mille ans, n'aurait pas surpassé un dix-millionièine de la masse primitive. (Voyez Mécanique céleste, tome IV, page 325.)

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