‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 2)Chapitre 75 sur 117 · SUR L'IMPULSION DES RAYONS SOLAIRES · texte numérisé non relu

SUR L'IMPULSION DES RAYONS SOLAIRES

riences curieuses et qui prouvent rextrême sensibilité de ce mode de suspension. Par exemple, un fil de clavecin très-fin, de 76 millimètres de long, ayant été chauffé jusqu'au rouge à la flamme d'une chandelle et placé ensuite dans la direction du méridien magnétique , acquit, en se refroidissant par l'influence du globe, une légère force directrice. On le suspendit alors à un fil d'araignée de 76 millimètres de long ; un cheveu attaché par du vernis au pôle nord et correspondant à une échelle d'ivoire divisée, servait d'index et devait faire reconnaître lesplus petits déplacements. Dans cet état , à Taide d'un aimaiit extérieur, on fit faire plus de mille tours tant au fil magnétique qu'au fil d'araignée qui le supportait. Néanmoii», lorsque l'aimant fut retiré, le fil , abandonné à lui-même, revint prendre aussitôt et sans se détordre la position qall avait à l'origine. Mille tours ne donnent donc pasàunS d'araignée de 76 millimètres de long une force delorsiûii qui soit appréciable, lors même qu'on l'oppose à la légèrt force directrice qu'un fil de fer, court et délié, aquitfi par l'action du globe terrestre en se refroidissant. Da» d'autres expériences, un fil d'araignée de 63 millimète de longueur, auquel on avait fait faire dix-huit mille réw* lutions sur lui-même, s'était raccourci de SSmillimèW sans qu'il eût été possible d'apercevoir, par les mop les plus délicats , l'efi'et de la force de torsion. On conç» aisément que ces méthodes sont incomparablement pte exactes que celle dont M. Flaugergues s'est servi, etqu'» ne saurait désormais rien faire de concluant sur la (p^ tion de l'impulsion de la lumière, si ce n'est dans le vi* et à l'aide de la balance de torsic n.

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