‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 2)Chapitre 77 sur 117 · DE LA CHAMBRE OBSCURE · texte numérisé non relu

DE LA CHAMBRE OBSCURE

Un pliysîcien napolitain» Jean-Baptiste Porta, rec il y a environ deux siècles, que si Ton perce un tri tiH>u dans le volet de la fenêtre d*une chambre bien ou« mieux encore, dans une plaque métallique nppliquiV à ce volet , tous les objets extérieurs dt riiyon^ peuvent atteindre le trou vont se peindre n>ur de b chambre qui lui fait face, avec des dirao itsUutt^ ou «irrandies. suivant les distances; av< fv>nues et des situativVîs relatives exactes , du moic luh^ ijniUKle èteiKiue da :ab!eau : avec les couleurs rx^îîe^^ IVrîsi dècvxivriî . peu de temps après, que ï :/à u;ttU nx^r.: tvsoin d\^:n? petit : qu* il peut avo lAîXxxtr oiîK* av::v:;>c vjtii^i :" It' coavrç d'un de ces Nieit iv^i:^ qu: . à rxi^soc vie iur :-:n>? • cnt été 3; v:e:> Vr.: Il^es^

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ide netteté. Cette netteté est devenue vraiment étonie, depuis l'invention des lentilles achronoatiques; jis qu'aux lentilles simples, composées d'une seule ice de verre, et possédant, dès lors, autant de foyers nets qu'il y a de couleurs différentes dans la lumière che, on a pu substituer des lentilles achromatiques , lentilles qui réunissent tous les rayons possibles dans Bul foyer ; depuis aussi , que la forme périscopique a adoptée.

Drta fit construire des chambres noires portatives. ;une d'elles était composée d'un tuyau, plus ou moins , armé d'une lentille. L'écran blanchâtre en papier 1 carton, sur lequel les images allaient se peindre, ocît le foyer. Le physicien napolitain destinait ses petits rails aux personnes qui ne savent pas dessiner. Suilui, pour obtenir des vues parfaitement exactes des s les plus compliqués, il devait suffire de suivre, la pointe d'un crayon, les contours de Timage focale. 3s prévisions de Porta ne se sont pas complètement sées. Les peintres , les dessinateurs , ceux particument qui exécutent les vastes toiles des panoramas » dioramas, ont bien encore quelquefois recours h la nbre noire; mais c'est seulement pour tracer, en se, les contours des objets, pour les placer dans les is rapports de grandeur et de position, pour se con- (Der à toutes les exigences de la perspective linéaire, ant aux effets dépendants de l'imparfaite diaphanéité .notre atmosphère, et qu'on a caractérisés par le terme P» impropre de perspective aérienne , les peintres pW& eux-mêmes n'espéraient pas que, pour les repro-

duire avec exactitude, la chambre obscure pût leur être d'aucun secours. Aussi n*y a-t-il personne qui, après avoir remarqué la netteté de contours, la vérité de formel et de couleur, la dégradation exacte de teintes qu'offrent les images engendrées par cet instrument, n'ait vivement regretté qu'elles ne se conservassent pas d'elles-mêmes; n'ait appelé de ses vœux la découverte de quelque moyen de les fixer sur l'écran focal : aux yeux de tous , il faut également le dire, c'était là un rêve destiné à prendre place parmi les conceptions extravagantes d'un WiUdos ou d'un Cyrano de Bergerac. Le rêve, cependant, vient de se réaliser. Nous allons prendre l'invention dans son germe et en marquer soigneusement les progrès.

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