‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 3)Chapitre 10 sur 161 · PAR LE BAROMÈTRE · texte numérisé non relu

PAR LE BAROMÈTRE

en plus ou eq moins dans Tindication du thermomètre, produit aussi une erreur en plus ou en moins dans la mesure barométrique correspondante, et que cette eiTeur est d'autant plus grande que ce changement a été plus subit. C'est donc au facteur de la température que M. Daubuisson attribue principalement les discordances que présentent quelquefois les résultats des observations barométriques. Le développement de cette idée est l'objet d'une note fort étendue, dans laquelle M. Daubuisson cite à Fappuî de cette opinion ses expériences et celles de quelques autres observateurs.

Les vapeurs aqueuses répandues dans l'atmosphère diminuent sa densité ; mais comme on ignore suivant quelle loi se fait ce décroissement dans les couches diversement élevées, on est réduit à ne faire qu'une correction moyenne. Les vapeurs étant d'autant plus abondantes que la chaleur est plus considérable, il suffit pour cela d'augmenter le coefficient de la dilatation et de le porter, ainsi que dans la formule de la Mécanique célestCy de 0.00375, que M. Gay-Lussac a trouvé par expérience, à 0.004.

M. Daubuisson détermine dans une note à la fin de son Mémoire les plus fortes erreurs qui, dans les cas extrêmes, peuvent dépendre de ce mode approximatif de correction, et trouve qu'elles ne s'élèvent que très-rarement à deux ou trois millièmes de la hauteur totale.

Telles sont les principales questions relatives à la mesure des hauteurs à faide du baromètre que M. Daubuisson a discutées dans son Mémoire et auxquelles il a joint plusieurs remarques météorologiques sur le décrois>c-

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