SUR UN PLANÉTAIRE INVENTÉ ET EXÉCUTÉ PAR M. JAMBON
Depuis longtemps les avis des professeurs sont partagés sur l'utilité des macliincs dans renseignement. Les uns les remettent tout à fait en soutenant que rexercicc des facultés de l'âme est le but principal de toute instruction. Les autres croient, au contraire, que l'avantage d'apprendre vite doit l'emporter sur tout autre. On sent que la vérité est entre ces deux extrêmes. Un professeur sage n'emploiera les machines que pour les élèves qui n'auraient pu comprendre une vérité sans ce secours, et il essaiera ensuite de leur faire suivre les mêmes raisonnements à l'aide d'une simple figure.
La machine de M. Jambon représente la rotation du Soleil, le mouvement de la Terre autour du Soleil, celui de la Lune autour de la Terre, et le mouvement rétrograde des nœuds de l'orbite lunaire. Le globe qui représente la Terre est d'une grandeur suffisante pour qu'on puisse y reconnaître les principales divisions de la surface terrestre. Les rouages qui procurent ces différents mouvements sont calculés avec une exactitude plus que suffisante relativement au but que l'auteur se proposait d'atteindre par sa machine.
11 y a plusieurs roues de renvoi qui ne sont pas néces-
1. Uapport inédit lu à la Classe des sciences raatbématiquos et pliysiques de Tlnstitut, le 9 novembre 1812, au nom d'une coinmlssioQ composée de MM. Burckhardt et Ara^o.
SDR UN PLANÉTAIRE. 127
s^li^os pour l'effet de la machine, mais que Tauteur a cmployéc3 pour lui donner un meilleur coup d'œil. Du reste il nous a montré un dessin où il y a beaucoup moins de roues ; chacun pourra donc choisir selon son goût,
M. Jambon a profité de la base qui supporte le rouage pour y tracer une figure complète de noire système planétaire avec, une courte explication.
Uauteur emploie ses loisirs pour exécuter ces machines. Ne connaissant pas les livres qui auraient pu le guider dans ses recherches, il n'a trouvé les nombres de ces rouages que par un tâtonnement long et pénible : sa persévérance et son intelligence méritent d'autant plus d'éloges.
RAPPORT
SUR un OUVRAGE D'ARITHMÉTIQUE DE M. THORIN '
La Classe nous ayant chargés, M. Lacroix et moi, d'examiner un ouvrage manuscrit de M. Thorin , qui a pour titre *: Éléments de calcul^ nous allons lui en rendre
compte.
L'auteur s'est proposé de fournir aux personnes peu exercées dans les opérations de l'arithmétique les moyens de trouver, soit le produit qui résulte de la multiplication de deux nombres donnés, soit le quotient et le reste de leur division. Il existe plusieurs ouvrages imprimés qui
1. Rapport Inédit lu à la Classe des sciences mathématiques et physiques de rinstltut, le 10 mai 1813.
I2S THÉOniE DES LIGNES
ont le même objet et qui sont recommandables à causé
des dispositions plus ou moins ingénieuses dont les auteurs se sont servis pour rendre l'usage des Tables général, sans augmenter cependant leur volume. L'ouvrage de M. Thorin ne nous a offert rien de semt4able. L'auteur s est contenté de placer les multiplicandes, les multiplicateurs et les produits dans trois colonnes verticales qui se correspondent. Les tableaux qui doivent servir à effectuer la division se composent de tous les nombres compris entre le produit de deux nombres donnés de la première colonne et le produit immédiatement supérieur. Ainsi, le produit de 8 par 8 est accompagné de tous les nombres conipris entre 64 et 72, à côté desquels M. Thorin écrit leur excès sur 6/1, etc. On conçoit, sans de plus amples développements, dans quelles longueurs cet arrangement entraînerait si l'on tentait de pousser les Tables un peu loin.
Vos commissaires petisent que l'ouvrage de M. Thorin ne mérite pas l'attention de la Classe.
RAPPORT
SUR L^OUVRAGE DE M. HACHETTE, RELATIF A LA THÉORIE DES LIGNES ET DES SURFACES COURBES '
Le Mémoire que TActidémie a renvoyé à notre examen peut être considéré comme le complément du Traité
1. Rapport inédit lu à rAcadi^mie des scionces In 2 décembre 1816, au nom d'une commission compos/'e de MM. Logendre et Arago.