‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 3)Chapitre 47 sur 161 · SUB LA FORMATION DE L'ILE JULIA · texte numérisé non relu

SUB LA FORMATION DE L'ILE JULIA

En parcourant le journal nautique de H. Lapierre, commandant du brick la Ftéche^ j*y ai trouvé un grand nombre d'observations de sondages faites le 29 septembre 1831 , tout autour de Tlle nouvelle. D'après les observations, j'ai pu calculer Tinclinaison moyenne, par rapport à l'horizon , de la portion immergée de l'Ile comprise entre le rivage et le point correspondant où la sonde s'était arrêtée. J'ai trouvé que les pentes étaient d'autant moins fortes qu'on s'éloignait plus du rivage et qu'elles avaient une valeur telle qu'il était impossible d'admettre que des terrains meubles, des cendres, de petites pierres se seraient maintenus avec de si grandes inclinaisons sous l'action des flots de la mer qui les battaient incessamment. A l'époque où M. Constant Prévost rendit compte de son intéressante exploration entreprise dans ces parages sous les auspices de l'Académie, je recueillis de sa bouche qu'à 10 ou 13 mètres du rivage on avait trouvé, en un certain point, une profondeur de 66 mètres. Les deux nombres 13 et 66 correspondraient à une inclinaison de TS"" 1/3 ; 10 et 66 donneraient 81* 1/2. Or les inclinaisons de talus stables ne sont pas supérieures à 50*.

Voici maintenant d'autres considérations que je crois non moins convaincantes.

L'Ile Julia devint visible du 28 juin 1831 au 8 juillet suivant : l'incertitude n'est pas plus grande. En effet , à la première de ces dates, le capitaine anglais Swinburne traversait de jour la place comprise entre Sciacca, sur la côte de Sicile, et l'île Pantelaria, où depuis le nouvel îlot a surgi , et cela sans rien apercevoir d'extraordinaire ; le

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