‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 3)Chapitre 81 sur 161 · LE 26 JUILLET · texte numérisé non relu

LE 26 JUILLET

Je ne crus pas, en 1825, devoir insérer dans les Annales de chimie et de physique les détails consignés dans les journaux politiques sur l'ouragan qui dévasta les Antilles le 26 juillet, tant ils paraissaient porter le caractère de l'exagération ; tous mes doutes ayant disparu à la suite des renseignements minutieux que M. le général du génie Baudrand a bien voulu prendre sur les lieux, je présente sans scrupules les faits suivants à la méditation des lecteurs.

n SUR Li:S VKNTS, LKS OUUAGAN^

L*ouragan du 25 juillet renversa, à la Bass(^-'j\MT(\ un grand nombre de maisons des mieux bâties.

Le vent avait imprimé aux tuiles une telle vitesse, que plusieurs pénétrèrent dans des magasins à travers des portes épaisses.

Une planche de sapin de 1 mètre de long, de 2 décimètres et demi de large et de 23 millimètres d'épaisseur, se mouvait dans Tair avec une si grande rapidité, qu^elle renversa complètement une tige de palmier de &5 centimètres de diamètre.

Une pièce de bois de 20 centimètres d*équarrissage et de & à 5 mètres de long, projetée par le vent sur un chemin ferré, battu et fréquenté, entra dans le sol de près de i mètre.

Une belle grille de fer, établie devant le palais du gouverneur, fut entièrement rompue.

Trois canons de 24 se déplacèrent jusqu'à la rencontre de répaulement de la batterie qui les renfermait.

J'extrais le passage suivant d'une relation officielle rédigée peu de jours après l'événement.

«Le vent, au moment de sa plus grande intensité, paraissait lumineux; une flamme argentée, jaillissant par les joints des murs, les trous des serrures et autres issues, faisait croire, dans l'obscurité des maisons, que le ciel était en feu. »

M. le général Baudrand n'ayant pas entendu parler ' "^ '•'» fait curieux à l'époque de son départ de Paris ,

«-^cueillis à ma prière n'en font pa»

ET LES TROMBES. tM

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