LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES
lais que quelques -une3 sont apparues à une hauteur joindre que 2 lieues ; qu'elles ont parfois parcouru jusu'à 80 lieues avant de s'éteindre, et qu'elles se moulient avec des vitesses de.â à 8 lieues par seconde.
Il n'est pas de nuits sans étoiles filantes. S'il est dilQle à un observateur qui ne suit pas d'une manière connue l'apparition de ces météores, de reconnaître dans s cas ordinaires leur plus ou moins de fréquence, cepenanl quelquefois les étoiles filantes se montrent si nomreuses et dans tant de régions du ciel en même temps, u'il devient presque impossible de les compter. Ce fait onduit naturellement l'astronome à admettre deux sortes 'étoiles filantes. On a appelé sporadiques celles qui }mbent rares et isolées ; on pense que celles qui appaaissent par groupes ou par masses comparables à des s^aims ou à des nuées de sauterelles sont périodiques.
L'histoire des sciences a pu enregistrer sans difficulté es apparitions exceptionnelles, mais il faut des observaions assidues pour porter quelque lumière sur l'ensemble ie ces curieux phénomènes. Les travaux persévérants entrepris depuis le commencement de ce siècle, d'abord par Brandes, Benzenberg, Olbers et Bessel, plus tard par MM. Erman, Boguslawski, Quetelet, De Feldt, Houleâu, Coulvier-Gravier, Saigey, Heis, Schmidt, etc., ont rini par mettre un certain ordre dans des météores dont Tinconstance était devenue proverbiale.
Pour permettre d'établir une comparaison entre les apparitions non exceptionnelles par leur nombre, il était nécessaire qu'on déterminât combien on peut observer communément de ces phénomènes à toute époque de
2t8 ASTRONOMIE POPOLAIRB.
Tannée. Les recherches de MM. Coulvier-Gravier, Saig€%,| Schmidt el Heis ont résolu cette dernière question, d c'est particulièrement aux écrits de mes amis HM. é^ Humboldt et Quetelet qu'on doit des notions précises sd les grandes apparitions.
On conçoit que le nombre d'étoiles filantes qu'ui observateur placé dans un lieu déterminé peut apercevoir, dépend de Tétat habituel ou moyen de ratmosphèn de ce lieu et varie en même temps avec la puissance d la vue de celui qui tient ses yeux fixés sur la yoùu céleste.
M. Herrick, qui a fait de nombreuses observaliou d'étoiles filantes à New-Haven. dans le Gonnecticut, fuj la moyenne des étoiles, pour un temps ordinaire etpouj quatre observateurs dont chacun circonscrit toute ^ attention sur un quart du ciel, è 30 étoiles par heure. | a cherché à déterminer combien de personnes devruii réunir leurs eflbrts simultanés en chaque point du globj pour être assurées de ne laisser passer aucune étoilj filante sans qu'on Tait remarquée. Le nombre lui a pari être de 9. 11 a essayé aussi jd'apprécier le nombre moyei d'étoiles filantes qu'on voit chaque vingt-quatre heures, en laissant de côté les averses d'août et de novembre, Suivant lui, environ trois millions de ces météores pénè trent journellement dans l'atmosphère terrestre. M. Coul vier- Gravier donne le nombre 6 pour représenter Ij moyenne générale horaire des étoiles filantes que peu^ vent voir par heure, sous le ciel de Paris, deux observateurs, ce qui fait 53,000 environ par an.
MM. Coulvier-Gravier et Saigey admettent comny!