DES ALMANACHS CT DES CALENDRIERS
On est étonné que le peuple romain se soit contenté ^ longtemps des calendriers compliqués à Taide desque' on divisait le temps. Mais les pontifes, à qui Tentière direction de cet objet était confiée, avaient constamroeL refusé de faire connaître au peuple les moyens qu'ils mc:taient en usage pour établir d'avance la succession de^ mois et des jours d'une année.
Tout le monde sait, d'ailleurs, le danger qu'il y avait, dans ces temps reculés, à s'immiscer dans les cho^e^ dites sacrées. Hérodote lui-même nous avertit expressément qu'il usera à ce sujet d'une grande réserve, et que. dans tous les chapitres qui auront des rapports plus oc moins directs avec la religion , on doit s'attendre à tromer de nombreuses réticences.
La première divulgation des principes du calendrier romain , faite au grand déplaisir des pontifes, remonte à Tan âOâ avant notre ère, et à Caius Flavius. Postérieurement, Ennius, Pison, Ovide, etc., composèrent e: publièrent des traités sur cette matière ; leurs ouvrages renfermaient non -seulement le calendrier général , mais encore des prédictions météorologiques étrangères à m almanach vraiment scientifique. Dans cette catégorie doit être classé le sixième et dernier chapitre des Éléments d'astronomie de Geminus ; on y trouve en effet , à côté des indications des levers et des couchers des astres pour