LIVRE XXXIII. — LE CALENDRIER
e hauteur. Dominique Gassini construisit à Bologne, en 653 , dans l'église de Sainte-Pétrone , un gnomon dont i plaque était fixée à environ 27 mètres au-dessus du )1 , à la naissance de la voûte de Tédifice. Picard, en 669, commença une méridienne dans la grande salle de Observatoire de Paris, qui a 31". 6 de longueur; le nomon a 9*".93 de hauteur au-dessus du sol de la lUe. La méridienne fut ornée par Gassini II , en 1750, e divisions et de signes indiquant les longueurs de ombre portée correspondantes à l'entrée du Soleil dans îs douze signes du zodiaque {Mémoires de r Académie es sciences pour 1732, p. 452). Le gnomon de l'église laint-Sulpice, qui a 16 mètres de hauteur, a été établi par -emonnier en 1742; la plaque percée est adaptée à la «rtie supérieure du portail latéral du sud, et la trace du )lan méridien mené par le trou de la plaque est figurée iur le pavé de l'église par une ligne de cuivre qui tra- .^erse l'édifice dans sa plus grande largeur.
Le mouvement apparent du Soleil s'effectue chaque our d'une manière uniforme selon un cercle de la sphère céleste perpendiculaire à l'axe du monde. 11 'ésulte de là que si en un point quelconque de la Terre 3n mène une ligne droite parallèle à l'axe du monde, cette ligne droite et l'astre radieux forment un plan qui décrit 360 degrés en 24 heures. Le Soleil étant à midi dans le plan méridien, il sera à 1 heure dans un plan faisant 15* avec le méridien; à 2 heures, il sera dans un autre plan faisant 30"*, et ainsi de suite ; tous ces plans passant par l'axe du monde viendront rencontrer, suivant des lignes différentes, une surface quelconque
plane ou courbe, verticale, horizontale ou diva ment inclinée. Ces lignes d'intersection coiTespondi évidemment aux différentes heures de la journée, S ligne supposée parallèle à Taxe du monde est un s délié, les rencontres des plans passant par le Soleil î une surface quelconque seront les ombres du style. aura donc un cadran solaire en installant d'une mao invariable un style parallèle à Taxe du monde, sur surface exposée au rayonnement du Soleil et en tra sur cette surface par des méthodes géométriques les contres de plans faisant de part et d'autre du méridieD angles variant de 15 en 15 degrés. On conçoit du i facilement (ju'on pourra fractionner les heures en ii cillant entre les premiers plans d'autres plans partag l'angle de 15 degrés de la même manière qu'on veut diviser cha(|uo heure. Telle est la théorie succincte cadrans solaires dont Thisloire a été donnée au comi cément de ce traité (liv. ii, chap. v, t. i, p. US). On que les cadrans solaires (fis. 15 du tome r""^' ne scnl des gnomons dont le style est dirigé suivant Taxt inonde, et l'on doit se rappeler (juc la direction de axe est en chaque lieu celle d'une droite située dai méridien avec une inclinaison égale à la latitude.
L'invention des lunettes, en permettant défaire! observations avec une excessive précision , a oléaa\ strumeiits précédents la plus grande partie de kniri rét. Il suirit de faire avec un théodolite robscrvatiui deux hauteurs correspondantes (hv. vi, chap. ni, t p. !227 ) du vSoleil avant et après son passage au mérid l)Our pouvoir régler une horloge. Quand on connaît lai