‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 4)Chapitre 500 sur 582 · LIVRE XXXllI. — LE CALENDRIER · texte numérisé non relu

LIVRE XXXllI. — LE CALENDRIER

5 du lieu de l'observation , il suffit même de la mesure ae seule hauteur du Soleil au-dessus de l'horizon à un ant quelconque de la journée , pour obtenir l'heure de par le calcul, en prenant dans la Connaissance temps la déclinaison solaire pour l'époque cousine.

Dès qu'on peut en un lieu donné déterminer l'heure

is difficulté, il est évident, d'après les détails que nous

)ns exposés dans le livre consacré à la Terre (liv. xx,

ap. XIX et XX, t. m, p. 254 à 296), que sur la terre

me l'astronome muni de ses instruments et de la Con-

issatice des temps pourra toujours connaître exactement

position qu'il occupe. En effet, il saura trouver sa lati-

de et l'heure à un moment donné; l'observation d'un

;nal tel que la distance d'une étoile au Soleil ou à la

me lui fournira le moyen de trouver par les tables

; la Connaissance des temps l'heure de Paris au

ême moment ; la comparaison des deux heures donne

longitude du lieu. Ayant la latitude et la longitude,

est-à-dire les deux coordonnées géographiques du

îu, on trouve immédiatement ce lieu sur la carte.

Les mêmes méthodes pourraient servir sans aucun

langement aux navigateurs pour obtenir la position de

ur vaisseau chaque jour et à chaque instant, s'il était

)ssible d'établir sur un navire le théodolite, le cercle ré-

îtiteur, la pendule sidérale, les quarts de cercle ou les

itres grands instruments des observatoires. L'agitation

mfinuelle d'un bâtiment placé sur mer s'opposa nt à l'em-

loi du fil à plomb et du niveau , sans lesquels les instru-

lents astronomiques ordinaires ne peuvent servir, on a

dû recourir à de nouveaux instruments appropriés à un observatoire constamment mobile. On a déjà vu que let^ pendules ont été remplacées par des montres marines, d& chronomètres, des garde- temps, auxquels des horlogers célèbres en France et en Angleterre, les Berthoad, k< Breguet, les Emery, les Mudge, etc., ont donné ur.? précision extrême et remarquablement uniforme. Pour mesurer la hauteur d'un astre ou la distance de deui astres, on imagina, à partir du xv* siècle, Tarbalestrille H le quartier anglais. L'arbalestrille était une espèce do croix dont le croisillon appelé marteau glissait le long de la pièce la plus longue appelée la flèche; on mettait Yœil au bout de la flèche et Ton disposait Tinstrument de teIK sorte que l'un des bouts du croisillon fût dirigé vers hmer et l'autre bout vers le bord du Soleil jusqu'à ce que les deux rayons visuels sous-tendissent exactement Tang!: entre l'horizon et le Soleil ; les divisions marquées sur U flèche indiquaient la hauteur du Soleil. Le quartier anglais se composait de deux arcs de cercle concentriqut^. mais de rayons inégaux, placés dans un même plan. Au centre était une pinnule à travers laquelle on visait à l'horizon de la mer. Une pinnule mobile placée sur le petit arc était haussée ou abaissée jusqu'à ce que Tiroage qu'elle transmettait à la pinnule centrale fût réfléchie à une troisième pinnule placée sur le grand arc et à laquelle l'œil était appliqué ; la somme des deux arcs intercepUS était la hauteur du Soleil et celle des deux arcs restant.' la distance au zénith.

L'arbalestrille et le quartier anglais étaient peu exacLet d'un emploi diflicile, quoiqu'on les eût modifiés de ma-

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