LIVRE XXIII. — ATTtACTtOK DKITERSELLE
ment le proJilàme^ iiifiiiifDGnt plus difficile, des trois corps. Le froblème des trois Krorps, ^'est te ion soias lequel il edt dBV6M«éièbve, le ^pirahlèviie «de ^délaimiicr la marcke A'qu «rtre taouiacs h ï^dkm attmotiye^de doux autres astres, a été résolu !pour la première ùhb psr noire compatriote Claîraiit. De <:ette ^soluUon Paient ies prc^s 4|iii «fttt été faits vexs le perfectionnement de plas en fias ceoafikft des tables de la Lune, perfeotionnevneiit que Laplace, a^vec mie sf^gacité jsans pareiUe^ avec une persévérance sans limite, rendit extrême. Les tables de la Lune fournissent pour une époque quelconque les positions de notre satellite etpermeUe&t de nésoudne avec tant d'exactitude tous les problèmes de Fastronomie nautique , que Ton doit regarder Laplace comme un des bienfaiteurs de l'humanité, pour avoir donné le moyen de rendre certaines et rapides, par les éphériiérides lunaires, les communications maritimes.
Nous avons indique précédemment les trois principales
inégalités du mouvement de la Lune : l'évection, la varia-
tioiU l'équation annuelle (liv. xu, oh. Wn t. ni;, p. 383).
Le proiaièiiie des trois corps les «explique icomplétement
Es aiïetg si .le Soleil était k une 'distance infinie de ia
Terre et de la Lune, il opérerait sur ces deux coups éga-
lemeot, et lew* mouvement relatif n'en iserait pas; tiroublé.
Mais la distance du Soleil., quoique très- grande par
rapport à celle «de la Terre À ta Lune, n'est pas infinie :
la LuBe est altemativemânt plus près et plus loin du
^eil que la Terre., et la dd^oite qui joint son centre à
^^'lui du Soleil. forme des aqgJes plus M moins aigus avec
le rayoffi vecteur tenrestne. Ije âoleil «agit àaac .iitégaie-
8€ ASTRONOMIE ROPULAIRiB.
les soulèveoieniB considôraMeâ àûai la géok>gie aat parveniie k tracer l'bietoire. La Lune, et c'est là ce qui rend le résultat inappréciable , devait donner et elle a dooné effectiveme&t rafdatissemeot général du globe, une sorte de moyenne entr^ les détenninatî(ons, variées obtenues par le& opérations gf^odésiquesii
Quek sont les éléments qu'il a fallu nœttre en parallèle pour arriver à des Fésultat&expnméa jusqu'à la précision dea plus petites décimalee?
D'une part, des formulea mathématiques dédaite& du principe de Faitraction universelle; de Tautre^ certaines irrégularités observées dans les retours de la Lune au méridien.
Un gjéomètre observateur qui, depuis sa naissance, ne serait j^ais sorti de son. cabinet de travail , qui n'aurait jjamais aperçu le ciel qu'à travers l'ouverture étroite et dirigée du nord au sud, dans Le plan vertical de laquelle se meuvent les principaïUL instruments astronomiques.; à qui jamais rien n'aurait été révélé concernant les astres roulant au-dessus de sa tète, si ce n'est qjii'ils s!attirent les uns les autres suivant la. loi newtonienne , serait cependant arrivé, & force de science analytique, à découvrir que son humble, son étroite demeure appartenait à un globe aplati « ellipsoïdal « dont l'axe équatorial surpassait Taxe dea pôles ou de rotation de un trois- centième environ»