‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 5)Chapitre 110 sur 153 · CHALEUR DES DIVERSES PARTIES DU SOLEIL · texte numérisé non relu

CHALEUR DES DIVERSES PARTIES DU SOLEIL

,^s - sensibles donnant des centièmes de degré, par emple.

Dès que mon attention se fut portée sur les thermoètres exceptionnels nécessaires à la réussite de l'expéince, le nom de mon ami M. Walferdin me vint natullement à la pensée. Je proposai à cet ingénieux obserteur de se charger des essais auxquels l'état de mes ux ne me permettait plus de prendre une part directe, on offre fut acceptée avec empressement. Je fis alors loix, pour arriver au but, d'une excellente lunette achroatique de Lerebours, ayant 0".21 d'ouverture et 6 mètres î distance focale.

Il fallait, pour adapter les thermomètres à l'image, des spositions particulières, dont je m'occupai peu de mois 3rès ma communication à l'Institut, comme on pourra ! voir par l'extrait ci-joint du procèwS-verbal de la séance u Bureau des longitudes du 11 septembre 1850 :

« M. Arago entretient le Bureau d'expériences qu'il )nipte faire faire prochainement sur les propriétés calofiques du centre et du bord du Soleil, et il donne à L Lerebours quelques indications sur la construction de appareil nécessaire. »

Peu de jours suffirent à M. Lerebours pour terminer ce ue je lui avais demandé, et l'appareil désiré fut adapté a grand pied qui figure dans le vestibule de l' Observarire ouvert au public et où chacun a pu le voir.

Malheureusement la santé de M. Walferdin ne lui perlit pas de commencer les expériences. Aujourd'hui même," Iteint d'une indisposition grave qui le retient au lit, il li serait impossible de se livrer aux observations minu-

tieuses et délicates dont il avait bien voulu se charger ma prière.

C'est dans ces circonstances que nous est arrivée d Rome la Note insérée dans le dernier Compte rendu e renfermant des observations faites par le père jésuit Secchi, à la fin du mois de mars 1852, sur l'action thermo métrique comparative des rayons du bord et de ceux i\ ' centre du Soleil. Que le Père Secchi ait ou n'ait pas conni ce qui avait été projeté à Paris, le résultat qu'il a obtenu je m'empresse de le reconnaître, est sa propriété et devn être inscrit dans les annales de la science sous son nom

Tout ce que j'ai voulu établir, c'est que lorsque Téta de la santé de M. Walferdin lui permettra de revenir i notre projet, il pourra le faire sans craindre qu'on Taccuse d'être entré dans un champ de recherches ouvert pai un autre. Si j'avais à émettre une opinion sur les résultab très-intéressants obtenus par le Père Seochi , je dirai^ qu'ils ont grandement besoin de vérification ; qu'au surj plus, ils ne sont pas autant qu'on pourrait le croire eij dehors des prévisions des astronomes. William Herschej avait, en effet, soupçonné que le Soleil se composait d^ deux hémisphères disseniblables ; les étoiles , ou si Toi^ veut, les soleils variables, ne nous apprennent-elles pa^ qu'à côté d'une portion de l'astre resplendissant peut se trouver une autre portion d'où il n'cniane aucun rayon lumineux ?

Des observations certaines ont montré d'ailleurs des changements rapides très-sensîbles dans le nombre des Iucule;=i ou dans le pointillé du Soleil, ce qui permettait de s'attendre à des variations journalières dans la tempe-

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