‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 5)Chapitre 111 sur 153 · DE LA VISIBILITÉ DES ÉTOILES · texte numérisé non relu

DE LA VISIBILITÉ DES ÉTOILES

iture, provenant de l'ensemble des rayons que le Soleil )us envoie et aussi dans celle des rayons particuliers qui uanent des différents points du disque.

D*UN DES EFFETS DES LURETTES SUR LA TISIBILITé DES ÉTOILES *

L'œil n'est doué que d'une sensibilité circonscrite, ornée. Quand la lumière qui frappe la rétine n'a pas ssez d'intensité, l'œil ne sent rien. C'est par un manque 'intensité que beaucoup d'étoiles, même dans les nuits îs plus profondes, échappent h nos observations. Les jncttes ont pour effet, quant aux étoiles, d'augmenter intensité de l'image. Le faisceau cylindrique de rayons lîHiUèles venant d'une étoile qui s'appuie sur la surface le la lentille objective et qui a cette surface pour base, se rouve considérablement resserré à la sortie de la lentille )cu!aire. Le diamètre du premier cylindre est au dianètre du second comme la distance focale de l'objectif îstà la distance focale de l'oculaire, ou bien comme le liamètre de l'objectif est au diamètre de la portion d'oculaire qu'occupe le faisceau émergent. Les intensités de lumière dans les deux cylindres en question (dans les deux

1. Lettre écrite en décembre iSUl par M. Arago à M. Alexandre deHumboldt, et insérée dans le tome III du Cosmos, p. 296. — Plusieurs passages de cette lettre ont été en partie reproduits dans le livre V de V Astronomie populaire (t I, p. 186). — Cette lettre éclaircit quelques-uns des points traités dans le second chapitre du cinquième Mémoire sur la photométrie (p. 255 à 260), en ce qui coocerne les phénomènes de la vision et de la visibilité.

cylindres incident et émergent) doivent être entre el comme les étendues superficielles des bases. Ainsi la mière émergente sera plus condensée , plus intense la lumière naturelle tombant sur F objectif , dans le ra] port de la surface de cet objectif à la surface circul de la base du faisceau émergent. Le faisceau émerg quand la lunette grossit, étant plus étroit que le fai cylindrique qui tombe sur l'objectif, il est évident que pupille, quelle que soit son ouverture, recueillera plus rayons par l'intermédiaire de la lunette que sans elle, lunette augmentera donc toujours l'intensité de la lurai< des étoiles.

Le cas le plus favorable, quant à l'effet des lunettes est évidemment celui où l'œil reçoit la totalité du fai émergent , le cas où ce faisceau a moins de diamètre la pupille. Alors toute la lumière que l'objectif erabri concourt, par l'entremise du télescope, à la formation l'image. A l'œil nu, au contraire, une portion seule à cette même lumière est mise à profit : c'est la petite p<fr tion que la surface de la pupille découpe dans le faiscea^ incident naturel. L'intensité de l'image télescopiqued'oii étoile est donc à l'intensité de l'image à l'œil nu, comfl», la surface de l'objectif est à celle de la pupille.

Ce qui précède est relatif à la visibilité d'un seul point, d'une seule étoile. Venons à l'observation d'un objet ayaal des dimensions angulaires sensibles, à l'observation tfiB» planète. Dans les cas les plus favorables, c'est-à-dit lorsque la pupille reçoit la totalité du pinceau éraergentt . l'intensité de l'image de chaque point de la planète*^; calculera par la proportion que nous venons de donner. -

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