‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 5)Chapitre 118 sur 153 · SUR LE GENRE D^AFFEGTION DE LA VUE DÉSIGNÉ SOUS LE NOM · texte numérisé non relu

SUR LE GENRE D^AFFEGTION DE LA VUE DÉSIGNÉ SOUS LE NOM

D^HÉMÉRALOPIE

[Le compte-rendu de la séance de T Académie des dences du 2â août 1846 renferme la mention suivante :

« M. le docteur Magne, oculiste du bureau de bienfaiance du premier arrondissement, a adressé une note ur une altération particulière de Torgane de la vue. » Le sujet de cette observation, dit M. Magne, M. C, mployé de Tadministration des tabacs dans le départeaent de Lot-et-Garonne, perd la vue à la chute du jour \o\xT ne la recouvrer que le lendemain ; cette fâcheuse lisposition qui a été reconnue très-peu de temps après la laissance, paraît aujourd'hui faire quelques progrès et j'est ce qui a déterminé M. C. à venir à Paris réclamer es secours de l'art. »

«A l'occasion de cette communication M. Roux et il. Velpeau font observer qu'il est connu depuis un grand lombre de siècles que certains individus ne voient que le jour et perdent la vue aussitôt que la nuit arrive. »

Après cette mention , M. Arago a inséré les remarques suivantes : ]

Le Secrétaire perpétuel fait remarquer que si les cas ïhéméralopie que l'on cite sont relatifs à des personnes jui auraient besoin d'une très-forte lumière pour bien voir, ces cas mériteraient à peine d'obtenir une place dans les annales de la science et d'être désignés par un nom particulier; que si l'on a entendu parler d'individus

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qui , à égalité d'intensité , voyaient bien avec la lumière naturelle du jour et auraient été en quelque sorte aveiî gles avec la lumière artificielle, le phénomène serai complètement inexplicable dans l'état actuel de nos con naissances sur l'optique et sur la manière dont la visio

s'opère.

D£ l'influence du MOUVEMENT SUR LA VISIBILITÉ DJSS OBlSTS *

En me promenant sur la terrasse de l'Observatoire J6 voyais sur le sol deux ombres de mon corps dont Tune était produite par la lumière qui venait directement dui Soleil et l'autre par les rayons réfléchis sur les carreaux de la fenêtre. Cette dernière ombre variait d'intensité d'une manière très-sensible lorsque je changeais de place, parce que la quantité de lumière réfléchie par les vitres éprouvait elle-même de grands changements. Or, lorsque l'ombre est très-faible j'ai constamment remarqué que le mouvement facilite singulièrement sa visibilité ; en sorte que même dans des circonstances où elle est tout à fait insensible dans l'état de repos, il suQît d'un mouvement un peu brusque du corps opaque pour qu'on l'aperçoive très-nettement.

Il faudra répéter cette expérience pendant la nuit sur les ombres produites par deux chandelles très-inégalement éloignées d'un corps opaque et d'un écran.

1. Note placée dans le registre des observations de M. Ârago pour i^l^, -^ \4At le cinquième Mémoire sar la piiotométrfe, p. 256.

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