Premier Mémoire sur la photométrie^ p. 179 de ce volume
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}n la donne exactement , on aura donc les moyens de ivoir si les intensités de l'image ordinaire sont conformes celles que donne la loi du carré du cosinus. Vérification faite, l'intensité de l'image ordinaire caillée par la loi du carré du cosinus est toujours représentée un très-petit nombre de centièmes près, par les nomres inscrits dans la table d'interpolation. Voici les résultats numériques obtenus dans deux de es expériences :
l** Les sections principales des deux prismes formant ntre elles un angle de 30**, l'image ordinaire à laquelle in visait se trouvait affaiblie. Supposons que ce soit dans e rapport du carré du cosinus , ce qui reste de lumière i cette image est exprimé par 0.375.
D'un autre côté, cette image ainsi affaiblie était égale i celle de la broche réfléchie sur la lame de verre lorsju'on l'examinait sous l'inclinaison de l/i.° 48', ce qui, Taprès la table d'interpolation , correspond à' une inten- ;ité représentée par 0.390.
2** Une seconde observation faite lorsque les sections mncipales des deux cristaux formaient entre elles un ingle de IS** a donné respectivement :
Pour l'image affaiblie suivant la loi du carré du cosinus 0.466
Pour cette intensité déterminée directement, le nombre 0.467
Il importe de remarquer que la table d'intensités, telle ipenous l'avons formée, donne les rapports de la lumière réfléchie à la lumière transmise, en tenant compte, en Woc, des rayons qui peuvent être éteints par les surfaces
dansTacte de la réflexion ou delà transmission, et que cette table ne conduira à la vérification réelle de la loi du carré du cosinus que dans l'hypothèse où les extinctions de lumière dont nous venons de parler seront insensibles.
Il est très -nécessaire d'étudier d'une manière spéciale ce point de la question, afin de donner leur vraie signification aux nombres que la table renferme. Voici comment on s'y est pris pour décider si ces extinctions de lumière que la théorie devait prévoir, sont sensibles ou peuvent être négligées.
La lame de verre qui fait partie du photomètre étant dirigée perpendiculairement à l'écran, et la lunelte étant sous l'inclinaison de 11*8', auquel cas l'image directe et l'image réfléchie sont égales, on place sur la route du rayon transmis, par exemple, et à quelque distance,*une seconde lame de verre parallèle à la première. Cette seconde lame amène simultanément sur la première des rayons réfléchis sous l'angle de 11** 8' et des rayons transmis sous le même angle ; pour tout dire , en deux mots, on substitue à la lumière qui venait directement de l'écran par voie de transmission deux faisceaux qui, réunis, doivent former cette lumière arrivant directement de l'écran sur la lame, si les rayons réfléchis et transmis n'ont éprouvé aucune extinction, et une lumière affaiblie de toute la perte éprouvée par les faisceaux réfléchi et transmis, si perte il y a. Dans ce dernier cas, au lieu de 11° 8', pour l'angle sous lequel les deux lumières sont égales, on aurait dû trouver un angle plus grand, ce qui est contraire aux observations.
L'interposition de la lame auxiliaire, non plus dans
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une direction parallèle à la lame de verre du photomètre , mais dans une direction oblique , a donné précisément le même résultat.
Nous pouvons donc conclure , et ce résultat est d'une extrême importance, qu'il ne s'éteint (quoi qu'on en ait pu dire) une portion sensible de lumière ni dans l'acte de la réflexion ni dans celui de la transmission ; en sorte que la table que nous avons formée donne bien réellement les proportions de la lumière réfléchie et de la lumière transmise.
Je viens de mettre sous les yeux de l'Académie la table photométrique complète renfermant, pour toutes les inclinaisons comprises entre une direction rasante et une direction perpendiculaire, les quantités respectives de lumière transmise et de lumière réfléchie par une lame de verre à faces parallèles.
Je ferai remarquer cependant qu'il me reste encore à expliquer comment on est passé des premières inclinaisons aux incidences voisines de la perpendiculaire. Cette explication est nécessaire, car la méthode exposée jusqu'ici n'a été appliquée que jusqu'à .l'angle de 26^ Il est vrai qu'on aurait pu aller au delà de cet angle, si l'on n'avait été détourné de déterminer l'inclinaison sous laquelle la lumière réfléchie est le huitième de la lumière transmise, par quelques difficultés de détail qui d'ailleurs ne sont pas insurmontables. Au delà, il faut indispensablement recourir à d'autres procédés que j'exposerai dans mon troisième Mémoire sur la photométrie.
Il restera à chercher le pouvoir réfringent du verre dont étaient formées les lames que j'ai employées. Cette
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détermination exigera siniplement qu'on détache de petites portions de ces lames et qu'on leur donne la forme prismatique. L'indice de réfraction annexé à la table sera , au point de vue de l'optique, la véritable définition de mes lames de verre.
Dans le troisième Mémoire annoncé, et que j'aurai l'honneur de présenter à l'Académie sous peu de jours, je ferai voir comment on passe des nombres contenus dans cette table aux déterminations des quantités de lumière réfléchie par la première surface du miroir de verre , et par les métaux polis; comment on peut arriver aussi à résoudre définitivement plusieurs questions importantes à l'égard desquelles les physiciens étaient en complet désaccord.
Je n'ajoute plus qu'un mot, pour répondre à une question qui m'a été faite depuis ma première communication. Cette question, la voici : N'auriez -vous pas pu vous servir du photomètre de Leslie pour résoudre les problèmes dont vous nous avez entretenus ? — Ma réponse est très-simple : Indépendamment de plusieurs difficultés spéciales dont je n'entreprendrai pas ici l'énumération, je ferai remarquer que l'instrument auquel notre célèbre confrère avait donné le nom de photomètre, agissait à la fois par absorption de la lumière et de la chaleur obscure qui l'accompagne, de telle sorte que cet instrument, ainsi que je l'ai découvert il y a bien des années ^, monte lorsqu'on l'expose à la lumière du Soleil, descend lorsqu'il est frappé par la lumière du feu, et reste à peu près
i. Voir rAppendice qui termine ce volume.
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statîonnaîre sous l'action de la lumière partant d'une lampe d'Argand. Ce seul fait suffit pour montrer combien peu le photomètre de Leslie serait applicable à la formation de tables d'intensité pareilles à celle que j'ai présentée. Néanmoins, je me propose de me servir de cette singularité dans la marche du photomètre de Leslie pour résoudre une question importante relative aux réflexions comparatives de la lumière et de la chaleur.