‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 5)Chapitre 45 sur 153 · SUR DES PROJETS D'EXPÉRIENCES · texte numérisé non relu

SUR DES PROJETS D'EXPÉRIENCES

mais comme, dans mes premières expériences, ce prisme le verre était en contact avec l'eau, je n'étais pas indér ^ndant des modifications que les changements de tem* pérature pouvaient apporter à sa réfraction. Dans les expériences du 19 janvier 1815, le prisme achromati- Hint était placé à distance du prisme d'eau, et cependant faugmentation de réfraction resta visible entre + 4" etO% rajoute que je fis l'observation sur les trois angles du prisme, ce qui m'assurait qu'une variation dans l'angle à Iravers lequel j'avais ordinairement observé n'était pas h cause de l'augmentation de réfraction entre 4° et 0^

Une expérience faite postérieurement, par voie d'inter- Urence avec deux tubes d'égale longueur*, dont l'un était rempli d'eau à 4* tandis que l'autre renfermait ce même liquide à 0°, conduisit au même résultat.

Que restait-il à faire pour que ces expériences pussent prendre place définitivement dans la science? C'est ce que je vais indiquer.

A l'époque où je les faisais, Frauenhofer n'avait pas |Riblié ses observations sur les stries du spectre solaire, bu, du moins, elles étaient très-peu connues. Si l'on ïépète aujourd'hui mes expériences, en visant à l'une des stries de Frauenhofer, on n'aura pas besoin d'achromatiser le prisme d'eau, et les causes d'erreur qui tenaient à l'emploi de ce prisme achromatisant auront complètement disparu.

1. Voir sur Tapplication de la méthode des interférences à la recherche des indices de réfraction, le Mémoire suivant et la Note insérée dans le t IV des Notices scientifiques , t. VU des Œuvres , p. /|18 à Zi26.

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Un moyen d'observation qui aura presque la même exactitude et qui pourra aussi être employé , consiste i viser au spectre formé par le prisme d'eau, à traversée verre bleu, teint par le cobalt, avec lequel on fait les rince-bouche. Ce verre a, en effet, la propriété de produire dans le spectre des solutions de continuité nettes, bien définies, et qui rendent le pointé facile.

Lorsqu'on aura les moyens de déterminer exactemeid la réfraction pour chaque degré du thermomètre, etca moyens je viens de les indiquer, on saura s'il y a, dans

ces réfractions, «ne solution de continuité correspondant à k', au maximum de densité. On verra aussi comment cette loi se continue au-dessous de 0°, tant que l'eau reste liquide. Ces diverses expériences devront être répétées par la voie des interférences, toutefois après avoir disposé l'appareil de manière que les deux tubes accouplés aient exactement la même longueur, quelles que soient les températures comparatives de l'eau que ces deux lubes renferment.

On' arrive à ce résultat à l'aide de l'appareil que je mets sous les yeux de l'Académie (fig. 11).

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