SDR DES PROJETS D'EXPÉRIENCES
Cet appareil est ainsi formé : Deux plaques de verre R)nt placées verticalement et parallèlement Tune à l'autre, i la distance d'un demi-mètre, par exemple, sur une ablette horizontale en bois. Deux vis, dont les écrous mi fixés sur la même tablette , maintiennent les deux )lans de verre à une distance qui restera invariable, tant jue la température de la tablette en bois ne changera }as. Entre les deux plaques de verre sont interposés deux lobes métalliques destinés à renfermer de Peau,
Les extrémités de ces tubes appuient sur les plans le verre. Supposons un moment que ces tubes soient l'une seule pièce : si la température de l'eau qu'ils ren- Irment vient à augmenter, les tubes doivent se dilater ; )ar suite de cette dilatation, les plans de verre seront N)ussés de dedans en dehors. Il arrivera alors de deux 5hoses Tune : ou les plaques seront repoussées aussi de ledans en dehors en refoulant les vis, ou les deux tubes uétalliques fléchiront et deviendront un peu courbes, de rectilignes qu'ils étaient primitivement. On préviendra run et l'autre de ces deux effets, en formant chacun des tubes de trois parties distinctes ; deux de ces parties en contact avec les plaques de verre ont une petite longueur ; dans leur intérieur joue à frottement un tube intermédiaire d'un diamètre un tant soit peu plus petit. Ce tube intermédiaire est suifé, de manière que l'espace compris entre sa surface extérieure et la surface intérieure des tubes termiîiaux ne donne pas passage à l'eau. Cela posé, imaginons que la température du liquide contenu dans un de ces tubes fractionnés vienne à s'élever, il est évident que les parois des deux portions extrêmes de ce tube
total, rencontrant d'un côté une forte résistance produite par la pression de la vis extérieure sur le verre, se dilateront de dehors en dedans, et que cette dilatation ne tendra pas à changer la distance des plaques. Le tube intermédiaire entrant à un frottement léger dans ces tubes extrêines, se dilatera aussi librement, et il n'en résultera aucune pression sur les plaques de verre.
Il est à remarquer que ce moyen de mesure par les interférences est susceptible de la plus grande précision, et peut conduire à l'appréciation des différences de réfraction correspondant, si l'on veut, à des variations de température de 1 dixième de degré, et même au-dessous.
En faisant ces expériences, il faudra profiter de l'occasion pour décider si, comme le voulait Poisson dans « théorie de la capillarité , la densité de l'eau n'est pas I; même à la surface et dans l'intérieur du liquide ; si elk change aussi à différentes distances des parois des vaseï qui la renferment.
Voici donc le programme que je propose :
Mesurer avec la lunette du théodolite ou du cerck répétiteur la réfraction de l'eau, en prenant pour poin de mire l'une des bandes de Frauenhofer, ou l'une dei solutions de continuité produites dans le spectre à l'aidl du verre bleu de cobalt, ce verre restant le mêmedaa toutes les expériences comparatives ;
Faire, s'il est possible, ces mêmes observations sui l'eau qui reste liquide, au-dessous de 0% lorsqu'on ne lui fait éprouver aucune vibration et qu'on la garantit pa| une légère couche d'huile du contact des petits glaçon^ flottants dans l'atmosphère ;
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Voir si la loi des réfractions éprouve un changement brusque, soit à i**, soit à 0" ;
Répéter les mêmes expériences par voie d'interférences, et soumettre les résultats à la même discussion.