‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 5)Chapitre 47 sur 153 · RÉFRACTION DE L^EAU SOUS DIVERSES PRESSIONS · texte numérisé non relu

RÉFRACTION DE L^EAU SOUS DIVERSES PRESSIONS

Une recherche indépendante de celle qui est relative au maximum de densité de l'eau et qui peut se faire, par voie d'interférences , avec deux tubes accouplés remplis de ce liquide, est celle delà compressibilité de l'eau. Il est certain qu'à l'aide du déplacement des franges produites par les rayons qui ont traversé le liquide contenu dans les deux tubes , on peut arriver au résultat , mais à la condition, ou que les deux tubes conserveront la même longueur, ou qu'on se rendra indépendant des changements qui peuvent résulter de cette cause. En prenant la question de ce dernier côté , voici comment on résout le problème.

Soient A et B ( fig. 12, p. 308) deux tubes remplis d'eau, et ayant primordialement la même longueur, 1 mètre, abstraction faite des verres qui les bouchent; enlevons avec une machine pneumatique l'atmosphère qui pesait sur l'eau contenue dans le tube A ; ce tube se raccourcira d'une petite quantité, d'un quart de millimètre, par exemple. Admettons maintenant que les deux tubes A et B soient renfermés dans une auge quadrangulaire pleine d'eau, communiquant librement avec l'atmosphère et fermée aussi par deux plans de verre ; la longueur de cette auge

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ne surpasse celle des tubes que de un demi-millimètre, par exemple. Lorsqu'on fait interférer les rayons qui oui traversé les deux tubes et la portion de liquide comprise entre leurs extrémités et les plans de verre qui terminent l'auge, les rayons lumineux ont traversé une épaisseur de liquide égale à la longueur totale de l'auge, c'est-àdire 1 mètre -j-i millimètre.

Seulement, du côté de A cette longueur se compose de 1 mètre — J de millimètre d'eau soustraite à la pression atmosphérique, -)- (ï + t) millimètre d'eau à la pres-

sion atmosphérique; du côté de B ie rayon a traversfl i mètre + 7 millimètre d'eau soumise à la pression atmM aphérique. La comparaison porte donc sur 1 mètre -f- H millimètre d'eau soumise à la pression atmosphériqaeçl et \ mètre + j millimètre d'eau — J de millimètre d'ea» soustraite à cette pression, -|- 7 de millimètre subissaotl la même pression.

Le résultat de l'expérience ne doit donc différer ds celui qu'elle eût donné si le tube A ne s'était pas raccourci, que de la différence qu'il y a entre \ de milli— mètre d'eau pressée par l'atmosphère et j de millimèùno

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