‹ Œuvres complètes de François Arago (volume 5)Chapitre 84 sur 153 · Voir précédemment, page · texte numérisé non relu

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• N'ayant pas pu me procurer des miroirs métalliques issez exactement plans, je me suis servi , dit Fresnel , le deux glaces non étamées travaillées avec une grande )erfection, que j'ai fait enduire d'un vernis noir par ierrière, pour éteindre la seconde réflexion. Je les ai ixées l'une à côté de l'autre sur un support avec de la îire molle, en ne les pressant que très-légèrement pour îviter les flexions. Un inconvénient qui résulte de cette Danière de les fixer, c'est qu'il arrive souvent qu'elles Rangent un peu de position pendant l'expérience, et les moindres variations rendent l'opération inexacte. Pour âviter les erreurs de ce genre, j'ai eu soin de mesurer les bnges avant et après la mesure de l'intervalle compris sntre les deux images du point lumineux , afin de m' assurer qu'elles n'avaient point changé de largeur pendant cette opération. J'ai déterminé l'intervalle compris entre les deux images du point lumineux, au moyen d'un écran placé à une certaine distance du micromètre et percé d'un petit trou circulaire qui avait assez de longueur cepen- ^nt pour que le centre de son ombre, au lieu d'être clair et dilaté, comme cela a lieu quand on se sert d'une ouverture très-étroite, fût occupé par un cercle obscur d'une très-petite étendue; ce qui rend les mesures plus précises. Cet écran était assez éloigné des deux miroirs pour que les bords du trou fussent suffisamment distants des limites de la partie commune des deux champs lumineux, de façon qu'elles n'eussent pas d'influence sensible sur les franges centrales de ce petit trou. Je mesurais la distance entre les centres des deux projections lumineuses du petit trou, qui étaient disposées d'une manière symc-

trique relativement aux franges produites par les deuj miroirs et se trouvaient à la hauteur du micromètre, ei sorte que je n'étais point obligé de changer sa position' ' ce qui est indispensable, parce qu'il n'arrive presqd jamais que ces franges aient la même largeur dans tout leur étendue. Connaissant d'ailleurs la distance du peti trou au micromètre et aux deux images du point luid neux, je pouvais, par une simple proportion, déterminé l'intervalle compris entre ces deux images. Voici le résultats de mes observations : chaque mesure microniii trique a été prise au moins quatre fois. '

Première observation.

Distance du point lumineux aux miroirs 2'".32

— des miroirs au petit trou 3 .17

— du petit trou au micromètre 1 -^îj

Distance totale ou valeur de 6 7".0ll

. Intervalle entre les centres des deux projections lumi- i

neuses du petit trou S^^^.S?

On en déduit pour l'intervalle entre les deux images du

point lumineux , 12"^.lj

D'après ces données on trouve pour la largeur de onze |

11 hx franges, au moyen de la formule et de la valeur

précédente de x k^M

L'observation m'avait donaé k M

Dififérence -O"''".^!

Deuxième observation.

Distance du point lumineux aux miroirs 2"'.32l

— des miroirs au petit trou 3 .103

— du petit trou au micromètre 1 .533

Distance totale ou valeur de ^> ' 6".959

Intervalle entre les centres des deux projections lumieuses du petit trou 4"»^*M4

On en déduit pour Tintervalle entre les deux images a point lumineux l/in'iii.65

D'après ces données on trouve pour la largeur de onze

11 6 X •anges, au moyen de la formule — ■ — 3">i^.33

L'observation m'avait donné 3«»i»i.35

Différence — 0°»»i.02

«On produit un phénomène absolument semblable à ;elui que présentent deux miroirs légèrement inclinés mtre eux, en se servant d'un verre plan d'un côté et dont 'autre surface est composée de deux plans formant un mgle saillant très- obtus, afin que les deux images du )oint lumineux produites par ce verre soient assez rap- )rochées pour que les franges aient une largeur suffisante 3t puissent être aperçues. L'interposition de ce verre fait naître, comme la réflexion sur deux miroirs , deux systèmes d'ondes lumineuses dont les intersections produisent des bandes obscures ou brillantes , selon l'accord ou la discordance de leurs mouvements vibratoires. Il est évident que les mêmes formules doivent s'appliquer aux deux phénomènes. Voici les résultats d'une expérience faite avec un verre prismatique, en suivant , du reste, les mêmes procédés que dans les observations précédentes sur les franges produites par deux miroirs ;

Distance du point lumineux au petit trou 5". 877

— du petit trou au micromètre 1 .265

Distance totale ou valeur de 6 7'".l/i2

Intervalle entre les centres des projections lumineuses

du petit trou /i""'.66

On en déduit, pour Tintervalle entre les deux images

du point lumineux ; 21"*".65

D'après ces données, on tronye, poor la largeur de

onze franges, an moyen de la formule 2">u.3i

L'observi^tion m'avait donné ^^M

Différence + ^^^M

« D'après les observations de Newton sur les anneaux colorés, la longueur d'ondulation des rayons rouges extrêmes est 0™^^ 000645; celle des rayons à la séparation du rouge et de Torangé 0°^. 000596, et par conséquent celle des rayons rouges moyens 0°^. 000620. Ainsi , la longueur 0^^.000638 répondrait à un point dq spectre solaire un peu plus voisin de l'extrémité que da milieu du rouge, si toutefois les résultats de Newton ne sont pas un peu trop faibles , comme je serais porté à 1^ croire; »

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