‹ Œuvres complètes de H. Rigault (volume 2)Chapitre 25 sur 72 · Paupertaa impuUt audax · texte numérisé non relu

Paupertaa impuUt audax

Ut Tenus facerem. {Ép, u, liy. II, v. 51.)

et personne ne Fen a jamais accusé. D'ailleurs, Auguste supprima bientôt , par mesure d'économie, la corporation des scribes du trésor/ et le protégé de Mécène perdit ses fonctions.

Il lui restait son domaine. A écouter les médisants , il lui restait plusieurs propriétés d'un excellent revenu. On ne sait sur quoi ils se fondent pour donner à Horace des maisons de campagne de tous les côtés, à Baies, à Tibur, à Tarente, à Préneste, etc., sinon sur quelques vers du poète, qui a témoigné plusieurs fois son goût pour ces divers séjours. Mais il y habitait probablement chez Au« guste et chez Mécène. Son unique domaine, il le déclare lui-même, était situé dans la vallée de Sabine ^ Cette propriété de Sabine était-elle si magnifique? La maison était modestement montée : peu d'esclaves , sept ou huit tout au plus*; un fermier, un jardinier (Boileau, qui n'était pas riche , avait bien Antoine, gouverneur de son jardin d'Auteuil) ; voilà Tétat de maison de l'opulent Horace! Dans son mobilier, rien de fastueux {Persicos odi^ puer, appa^ ratus); une table frugale, le menu qu'il offre à Mécène découragerait les moins gourmets de lui demander à déjeuner; du vin médiocre, il n'en buvait de bon qu'au bord de la mer, par raison de santé, comme chez nous les malades boivent du bordeaux*; une vaisselle plus que modeste; un équipage de voyage des moins compliqués, car il se compose d'un mulet, qui porte à la fois le mattre et le bagage; enfin, quant à la maison de campagne elle-

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