‹ Œuvres complètes de H. Rigault (volume 3)Chapitre 102 sur 199 · HISTOIRE DK LÀ UU£K£U.Ë · texte numérisé non relu

HISTOIRE DK LÀ UU£K£U.Ë

« Elle fait honneur, disaient-ils, à M. Despréaux. Elle justiiie hautement le parti qu'il a soutenu en faveur des anciens, qu'il a toujours regardés comme les plus excellents modèles. En effet, en parcourant le volume, ou trouve que les pages sont plu9 ou moins chargées de vers latins imités, selon que certaines pièces de M. Despréaux ont été communément plus ou moins estimées. Dans son Art poé^ tiquCf par exemple, qui lui a fait tant honneur, on trouve ici imprimé un grand quart de Y Art poétique d'Horace. J*ai vu néanmoins une préface des éditions de M. De^préaux, où il assurait qu'il n'avait pris que quarante vers d'Horace. Mais c'est qu'à force de goûter les autres, par une ancienne habitude, ils étaient devenus insensiblement ses propres pensées^ et sans qu'il s'en aperçût lui-même.... On ne trouve point de vers latins imités dans la dixième satire contre les femmes; on n'en trouve que deux ou trois dans son épltre sur l'amotir de Dieu.... » L'article se terminait par ces mots : « Le livre de M. Despréaux contient encore une lettre que le célèbre M. Arnauld a écrite à M. Perrault, où il fait l'apologie de la dixième satire, contre les femmes. M. Despréaux ne doute pas que le présent qu'il fait de cette lettre ne soit très -agréable au public. Il est vrai que c'est un vrai présent et une pure libéralité, car le public ne pouvait pas exiger que l'auteur donnât une lettre qui ne lui était point écrite. » Les jésuites se rangeaient ouvertement du côté de Perrault contre son adversaire.

Boileau était vieux et malade :

Aujourd'hui, vieux lion, je suis doux et traitable*.

Il répondit mollement, par une épigramme longue et peu acérée*. Il appelait les jésuites « ses confrères en satire. » Les pères acceptèrent gaiement le rôle, et lui rendirent

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