‹ Œuvres complètes de H. Rigault (volume 3)Chapitre 151 sur 199 · Essai sur la poésie épique · texte numérisé non relu

Essai sur la poésie épique

3. M. Villemain, Tableau de la littérature du xviu* siècle, vin* leçoD.

4. V. Creuzer, Relig. de Vant. , t. II, p. 371 , trad. de M. Guigniaut

plement en homme de bonne compagnie, et c*est à une discussion de salon, piquante et superficielle, que nous allons assister.

Pendant plus de dix ans , Mme Dacier put croire que le grand procès de la gloire d^Homère était jugé , que les débats étaient clos, et qu'elle avait gagné sa cause. Son nom semblait attaché à celui du grand poète. On disait : THomère de Mme Dacier. Elle était l'Antigone du poète aveugle, et paraissait l'avoir conduit au port à travers tant d'ennemis. Mais Perrault n'était pas mort sans postérité. Un critique ingénieux et paradoxal, un médiocre poète, voulut, lui aussi, avoir son Homère. Il lut Y Iliade dans la traduction de Mme Dacier, l'abrégea, la versifia, et Mme Dacier reçut un matin à son lever, VIliade de M. de La Motte, poème en douze chants , précédé d'un Discours sur Homère. Ce petit volume donna naissance à la seconde période de la guerre des anciens et des modernes , qui , comme la première, dura plus longtemps que le siège de Troie. Elle précéda la mort de Louis XIY, elle n'était pas éteinte à la fin de la Régence.

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