‹ Œuvres complètes de H. Rigault (volume 3)Chapitre 57 sur 199 · Histoire *de la civilisalion en Europe ^ p · texte numérisé non relu

Histoire *de la civilisalion en Europe ^ p

exemple, il lui aurait montré combien grande est la part que la religion chrétienne peut revendiquer dans son génie et dans ses œuvres, et quelle supériorité morale elle communique à ses tragédies sur les plus beaux ouvrages de Tantiquité. Mais nous aurions tort d*exiger que Desmarets ait tracé, en 1673, dans son Discours prélimiiiaire au poème de Clovis^ les brillants parallèles de M. de Chateaubriand dans le Génie du christianisme^ entre les personnages de Racine et ceux d*Euripide, ou les analyses délicates de M. Saint-Marc-Girardin, dans son Cours de littérature dramatique. Sachons-lui plutôt bon gré de s'être emparé d'unç. idée nouvelle, que mauvais gré de ne l'avoir pas approfondie.

Aussi, malgré la justesse des objections qu'on peut opposer à Saint-Sorlin, ou plutôt à cause de leur justesse, sa théorie méritait du public un accueil moins dédaigneux. Les réponses'que lui fit Boileau ne me semblent pas suffisantes. Son épigramme contre le Clovis n'est qu'une épigramme. Je comprends qu'il lui en ait coûté beaucoup pour lire Clovis \ J'en ai lu la plus grande partie, et Y hélas! de Boileau est tout à fait légitime. Il aurait pu même ajouter le holà! qu'il eut le tort de réserver au vieux Corneille. Mais, si Boileau l'avait voulu, il lui était possible de lire la prose de Desmarets, où des idées sérieuses se rencontrent

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