‹ Œuvres complètes de H. Rigault (volume 4)Chapitre 46 sur 75 · Conforta domum tuam, liv. I, Vis. T, chap. m · texte numérisé non relu

Conforta domum tuam, liv. I, Vis. T, chap. m

faire : si, après l'avoir faite, il pèche une seconde fois, il est perdu pour Dieu*. » Cette excessive rigueur tenait au respect des promesses du baptême. Ceux que la régénérati(9h par Teau sainte ne préservait pas de nouvelles souillures, on désespérait de leur salut. Aussi le premier devoir enseigné par l'Église à Hermas, c'est la vigilance sur luimême, sur sa conduite et sur sa pensée, c'est la crainte perpétuelle des chutes, condition absolue de la perfection personnelle. Maintenant comment Hermas perfectionnerat-il sa famille? En réprimandant sa femme et ses enfants, en corrigeant leurs défauts, et en leur apprenant à s'en repentir, mais surtout en leur donnant lui-même l'exemple du devoir accompli, en observant plus religieusement que personne les lois fondamentales de la famille chrétienne, lois que dans le livre des Préceptes l'ange révèle à Hermas. Les deux principales sont la sainteté du mariage et son indissolubilité : la sainteté du mariage, qui ne permet pas même une de ces pensées en apparence innocentes qu'Hermas avait conçues et que l'Église lui a reprochées; l'indissolubilité du mariage^ que l'adultère même ne peut rompre. Si la femme a trahi sa foi, dit l'ange, l'homme doit la quitter; mais désormais il vivra seul, sous peine d'être luimême adultère, car le péché est égal dans le mari comme dans la femme. D'ailleurs elle peut se repentir; et, si elle se repent après avoir failli, l'homme doit la recevoir à son foyer, car le repentir efface la faute, si la faute n'a été conamise qu'une fois. Voilà les enseignements de l'ange. Ce précepte profond de commencer par le perfectionnement de soi-même le perfectionnement des siens; ce respect pour la sainteté du mariage, qu'une seule pensée peut profaner; celte perpétuité du lien conjugal, que la trahison même ne peut rompre ; cette égalité de la faute

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