I. Du moralistet fronçait du xtiii* siècle
rable. Hais, de même qu'on proteste contre les insultes jetées à la Réforme par une école sans respect, et qu'on n'excuserait pas un prêtre catholique d'outrager la religion protestante, de même on ne peut pardonner à un ministre protestant de travestir dans un roman le catholicisme et le clergé catholique. Voilà pourtant le fruit de ces invectives de parti et de cette polémique ardente 1 Toutes ces représailles d'une communion contre une autre sont un spectacle déplorable, écrivait Ldbnitz à Bossuet. Le livre de H. Bungener afOigera les protestants sages, irritera les catholiques et blessera les philosophes. Aussi, en le jugeant avec cette franchise, suis-je assuré d'être d'accord avec tous les honnêtes gens qui aiment la modération de l'esprit, la paix des opinions, et qui tiennent à la liberté da conscience.
(Journal dei DébaU^ 6 JanTier 1S54.)