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ÉTUDES UTTÉHAIRËS £T JdOHÀLSS. 151
ciles? Vous récusez» vous frAppez-successivement d^impuissance toutes les facultés de l'esprit humaio; vous faites de rhomme une ruine, et pourquoi? Pour demander le vrai à uneautoritéeztérieure, une, perpétuelle, absolue; et cetteau* torité, quelle est-elle ? un problème ' . En refusant à Thomme toute connaissance qui ne vient pas de la révélation, vous atta-» quez la révélation, car un homme incapable par lui-même de connaissance n'est pas un esprit, c'est un corps, et vous êtes forcé de supposer entre la création du corps de l'homme et le moment où la parole divine vint l'animer un intervalle, qui est une fiction et une hérésie, puisque vous admettez que Dieu s'est repris à deux fois pour créer l'homme , et que l'Ëcriture atteste que d'un souffle il l'a créé tout en* tier. Donc vous dégradez l'homme et vous démentez Dieu. En vain, sous les coups de mille autres objections terribles, les arguments de M. de Lamennais chancelaient et s'écroulaient de toutes parts; il défendait fièrement son principe, prodiguant la verve de l'orateur, le savoir du théologien» l'imagination du poète, le sarcasme du futur pamphlétaire, et s'enfermant avec colère dans les ruines de sa citadelle démantelée. Aujourd'hui cette grande querelle de la certitude, qui ébranla un instant toute la France, surprise par une question de logique, est oubliée. On ne lit plus les trois derniers volumes de YE^sai sur rindifférmcô. C'en est fait de la théorie de M. de Lamennais. Mais l'Ame du livre vit encore : je veux dire ce sentiment profond, cette ardeur religieuse, cette éloquence qui remuaient les peuples. C'est M. de Lamennais, bien plus que l'auteur du Pape^ qui, du sommet à la base de la hiérarchie catholique, a fait circuler le souffle impétueux de l'ultramontanisme et déraciné la vieille Église gallicane; c'est de M. de Lamennais qu'est s<H*tie cette école de théologiens laïques, hardis, violents