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pensées et d'excellents ouvrages le court espace de la vie, et que ne décourage pas l'heure présente, parce qu'ils marchent les yeux levés vers l'avenir, et qu'ils ont appris de l'histoire que, dans le monde des idées, la cause de la vérité n'est jamais plus près d'être sauvée que lorsqu'elle paraît à tout jamais perdue : Merses profimdo, fjulchrior evenit.
[Journal des Débats ^ 9 mars 1858.)
ESSAIS d'histoire LriTÉRAIREy par M. Eugène Genisez.
L*auteur de ce livre, M. Gerusez, est un véritable homme de lettres dans la meilleure acception du mot , qui comprenait autrefois une double idée , le respect du public et le respect de soi-même. Il est si respectueux pour le public , qu'il relit et retouche ses écrits , même après que le succès les a consacrés ; il les complète par de nouveaux développements et par des notes attentives, où il tient compte des travaux de ses successeurs : il aime mieux perfectionner un livre déjà adopté par le public , que d'en écrire un nouveau. Il est si respectueux pour lui-même , qu'il veut paraître devant son lecteur dans une tenue irréprochable , et qu'il déplore comme des « pages néfastes • celles où quelque surprise typographique a trahi sa pensée. Cest un écrivain honnête homme , qui trouve de nobles paroles pour toutes les nobles idées : poli et affectueux pour tous ses concitoyens de la république des lettres , comme on disait dans un temps d'urbanité littéraire auquel il était digne d'appartenir ; Gdèle au culte des gloires éta-