LA MORALE DU THÉÂTRE. — UNE MAISON ROMAINE AUX CHAMPS-ELYSÉES
n m'est venu tout récemment l'idée de m'éclairer sur une question bien souvent débattue, c'est de savoir si le théâtre est une école de mœurs, et j'ai pris la moyenne de sa moralité pendant une semaine, en allant chaque soir voir une nouveauté dramatique. Le lundi, dans un thé&tre où les étudiants apprennent à connaître le monde et la vie, je me suis intéressé au sort d'une jeune personne qui a fort mal vécu avant son mariage, mais qui n'en vit que mieux après le sacrement, et à qui son passé semble un titre de plus à l'estime publique, puisque le repentir est plus beau que la vertu*. — Le mardi, ôur une scène musicale, chère au monde élégant, j'ai vu le ducdeMantoue entrer, avec une arrière-pensée tout anacréontique, dans une chambre à coucher où l'on vient d'introduire une jeune
1. Cet article et les suivants, que nous avons rangés, comme ceux qui précèdent, sous le titre d'^^def lifl^ratr^f et monUes, ont été publiés sous celui de Revues de quinzaine dans le Journal des Débats. Ils se suivent ici dans l'ordre des dates de leur première publication. {Sote de Véditeur,)