Dernier discours ^ p
Quant aux peuples, il dépend d'eux de goûter en paix les délices dont jouissait au moyen âge la bienheureuse chrétienté. Qu'ils renoncent sagement à ces chimères dangereuses qu'ils appellent des principes : le libre examen, par exemple, et la liberté de conscience. « Le libre examen consiste à croire ce qu'on veut et à se conduire comme on croit. » Son dernier mot, c'est l'anarchie. « Essayez d'établir le principe d'autorité avec le principe protestant du libre examen, vous n*y réussirez pas. Hors du catholicisme, il n'est pas plus passible de fonder l'autorité que de maintenir la foi. » Mais l'Angleterre, dites-vous ? Ce qu'il y a en Angleterre de foi et de respect pour l'autorité , c ce n'est ni plus ni moins que du catholicisme. Ce sont des débris des croyances catholiques que ces enfants prodigues ont emportés en sortant de l'Église ; en sorte que tout ce qu'ils croient encore est catholique, et leur protestantisme est dans ce qu'ils ne croient pas*. > Pour la liberté de conscience, c'est moins une liberté dedroit qu'une liberté de Uv lérance*. L'État souffre tous les cultes, mais il ne doit pas les protéger tous, parce qu'il ne doit pas protéger également l'erreur et la vérité. Si vous objectez que TÉtat n'a pas à considérer la vérité des cultes, on vous répondra que le gouvernement, s'étantidentifiéavec la religion, doit considérer toute opposition à la religion < comme une opposition déguisée à sa propre autorité. >
« Il est donc facile de comprendre qu'une politique fermant les yeux sur la licence et le sang-froid avec lesquels une certaine presse insulte à la foi de la majorité catholique et