Second discours, p. 83, 85, 105 et
3. Voir la page 286 du Quatrième discours , où le P. Ventura invite le pouvoir a à faire fonctionner, pour protéger Tlionneur de Dieu, les lois protectrices de l'honneur du dernier des hommes. »
Qu'on se prononce donc entre le césarisme et la théocratie. Peuples et souverains, optez, et que le Seigneur vous inspirai Pour ne parler que de la France, on peut douter que l'option demandée y soit favorable à la théocratie. Cette option est dictée parla Constitution, et le P. Ventura abuse quelque peu de sa qualité d'étranger pour oublier que l'article capital de notre symbole politique, c'est la souve* raineté du peuple, non la souveraineté du pape. Il n'est pas besoin d'une autre raison pour présager le rejet du nouveau Concordat et pour être assuré que l'attention prêtée à l'orafeur par un auguste auditoire n'est pas un indice d'adhésion, mais seulement un respectueux hommage à la liberté privilégiée de la parole chrétienne. Le seul effet notable de la prédication du P. Ventura sera peut-être de persuader très-faussement au monde que l'Église est l'ennemie naturelle de toute liberté et l'éternelle amie de tout absolutisme. C'est le P. Ventura qui aura fait à l'Église cette belle réputation. Mais le P. Ventura ne ressuscitera pas Grégoire VII. C'en est fini des revenants.
(Journal des Débals , 19 août et 2 septembre 1858.)
VOEUX d'un petit propriétaire pour faire suite a ceux