SCENE VL
ACHILLE, IPHIGÉNIE, ÉRIPHILE, DORISw
ACHILLE
Il est donc .vrai, madame, et c'est vous que je vois! Je soupçonnois d'erreur tout le camp à-la-fois.
' Tout sert k justifier l'erreur d'Iphi^ënie, le triste accueil qtt« lui fait Agamemnon, et le triomphe insuhani d*Ëriphile qu'elle doit regarder comme sa rivale, et le bruit répandu et confirmé par Ciytcmncstre même , qu'Achille ne songe plus à l'ëpouser. Ainsi les fausses alarmes précèdent naturellement le Writable danger dont elle va tout-À-l'heure être instruite, et empêchent que, même à lu ▼aille d*un mariage qui semble promettre le bonheur, les amours d'Iphigénic et d'Achille aient rien qui ressemble à l'épithalame on à l'élégie. U n'y a pas un moment de langueur dans cette mardie : le trouble et le péril y sont toujours, et de plus, tout ce qui s'«sc passé motive la brusque sortie d'Ipbigénie, qui ne répond que par deux mots aux empressemenu d'Achille. Le rôle d'Ëriphile^ qu'on a blAmé fort mal k propos, ce me semble, sert eneore à tout ee trouble intéressant. Il n'y a jamais eu d'épisode ttiieux ebtottdli. (L.)