SCENE VIL
AGAMEMNON
Et voilà ce qui rend sa perte inévitable. Ma fille toute seuleétoit plus redoutable. Ton insolent amour, qui croit m épouvanter^ Vient de hlS^ter le coup que tu veux arrêter. Ne délibérons plus. Bravons sa violence : Ma gloire intéressée emporte la balance. Achille menaçant détermine mon cœur :
Ma pitié sembleroit un effet de ma peur. Holà ! Gardes , à moi !
la main sur son épée,et partagé eotre le sentiment d*ane^iojure et la crainte de manquer de respect au chef de tous les Grecs, a Si " la Grèce , di^il , ne t*avoit pas confie le commandement de ses
• armées, tn m'eusses outragé pour la dernière fois. (L. B.)
' Le même sentiment se trouve dans un passage de Sophocle oà Teucer s'adresse à Agamemnon , qui youloit refuser les honneurs de la sépulture à Ajait. Racine a traduit ce passage en marge d*iin exemplaire de cet auteur qui lui a appartenu, et que Ton conserve à la bibliothèque du roi. Le yoici : « Si vous faites jeter Ajax , ■ faites votre compte qu'il faudra que vous nous jetiez tous trois « avec lui : car j*aime bien mieux mourir pour lui que pour votre
• femme ou votre firère ; mais prenez garde qu'en voulant nous ou-
• trager, vous ne vous repenties de votre entreprise. » (L. B.)
uJo • IPHIGÉNÏE.