‹ Œuvres complètes de J. RacineChapitre 144 sur 328 · scène m · texte numérisé non relu

scène m

Et, si qaclque insolent lui Toloit sa conquête. (G.j

24o IPHIGÉNIE.

Ne portez pas plus loin votre injuste victoire; Ou, par mes propres mains immolée à ma gloire > Je saurai m'afFranchir, dans ces extrémités, Du secours dangereux que vous me présentez.

ACHILLE

Hé bien, n en parlons plus. Obéissez, cruelle, Et cherchez une mort qui vous semble si belle : Portez à votre père un cœur où j'entrevoi Moins de respect pour lui que de haine pour moi. Une juste fureur s'empare de mon ame : Vous allez à Tautel; et moi, j y cours, madame. Si de sang et de morts le ciel est afiamé, Jamais de plus de sang ses autels n ont fumé. A mon aveugle amour tout sera légitime : Le prêtre deviendra la première victime; Le bûcher, par mes mains détruit et renversé. Dans le sang des bourreaux nagera dispersé; Et si, dans les horreurs de ce désordre extrême. Votre père frappé tombe et périt lui-même. Alors, de vos respects voyant les tristes fruits, Reconnoissez les coups que vous aurez conduits.

IPHIGÉNIE

Ah, seigneur! Ah, cruel!... Mais il fuit, il m^échappe. O toi, qui veux ma mort, me voilà seule, frappe; Termine, juste ciel, ma vie et mon effroi , Et lance ici des traits qui n^accablent que moi!

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