ULYSSE, CLYTEMNESTRE, ARCAS, .«»INE
GABDES.
ULYSSE
Non, votre fille vit, et les dieux sont cx>atents ■. Rassurez-vous : le ciel a voulu vous la rendre.
CLYTEMNESTRE
Elle vit! Et c'est vous qui venez me lapprendrel
ULYSSE
Oui , c'est moi qui long-temps , contre elle et contre vous, Ai cru devoir, madame, affermir votre époux; JVfoi qui, jaloux tantôt de Thooneur de nos armes,
■ Va R. Non , madame , eDe TÎt , et les dieux sont contents.
Pourquoi Achille ne vient-il pas lui-même, à la place d'Ulysse, remettre Jphigënie dans les bras de sa mère? Pourquoi Agamemnon ne 1 accompaçne-t-il pas? Pourquoi un si doux message est-4l confie 'h un étranger, à un ennemi, ou du moins à un homme odieux à Clytemnestre? Puisqu* Achille , Agaroemnon, Iphigéoie, braient de revoir Clytemnestre, pourquoi ne Tiennent-ils pas ? Est-il naturel qu'une mère, au lieu de voler dans les bras de sa fille, s'amuse à écouter une longue narration ? Je réponds qu'AchiUe ne pou voit guère faire lui-même le récit d'une action où il a joué on si grand rôle, et qu*Agamemnon, q*ui s*esC voilé le visage, n'a rien vu, et ne peut rien raconter: Ulysse étoit donc le seul en état de se charger d'une pareille narration. Quant à la patience de Clytemnestre qui, au lieu de s'élancer vers sa fille, s'amuse à écouter le récit de ce qui vient de se passer, l'extrême beauté de ce récit est une eicuse suffisante pour cette faute. Mais je ne vois pas pourquoi, après le récit d'Ulysse, Achille, Agamemnon, et Iphigénie, ne rcparuissent pas. (G.)