‹ Œuvres complètes de J. RacineChapitre 173 sur 328 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

• IPHIGÉNIE

Formerons-nous des danses autour de la victime? agamemVon.

Heureuse ignorance, que je te porte envie! Rentrez, ma Bile ; retournez avec vos compa(jnes. Donnez-moi votre main; recevez du plus tendre père ce baiser bien doux et bien* amer. Je vais vous quitter pour lon^j-temps. Fille trop chère ! Quoi ! ce sein que je sens palpiter sur mon cœur.... cette fleur de la jeunesse et de la beauté.... ces cheveux blonds.... O ville des Phrygiens, ô malheureuse Hélène, dans quel abyme de maux vous allez me précipiter! Terminons ces adieux; les Ikrmes inondent mon visage. Éloigne-toi, ma fille. Et vous, Clytemnestre, pardonnez si, au moment de donner à Iphigénie un époux tel qu'Adiille, j'éprouve une douleur si vive. L'hymen est glorieux , mais la séparation est cruelle. Après avoir pris tant de soins et de peines pour élever ma fille, on Farrache de mes bras ! Il faut que je la livre à une maison étrangère! Quel moment pour un père » !

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