ACTE IV, SCÈNE II
tILTTEMNESTRE.
Ne craignez rien, fils de Thétis; ce témoignage d'amitié • TOUS est permis, puisque vous épousez ma fille.
Que parlez- vous d'hymen ? Quel est ce langage nouveau qui me confond? O femme, votre esprit s'égare !
CLTTCMNE8TRE.
Il est naturel de rougir en voyant de nouveaux amis , lorsqu'un mariage est l'objet de l'entrevue. AGHtl^ue:.
Femme, je n'ai jamais demandé votre fille, et jamais les Atrides ne m'ont proposé éa main.
CLTTEWKESTRE.
O ciel! Qu'entends-je? Si mes discours vous étonnent, je suis bien plus surprise des vôtres.
ACHILLE
Un de nous deux se trompe, et chacun de nous croit avoir raison. Je vous laisse jtiger de quel cèté est l'erreur.
CLTTEMNESTRE.
Que ma situation est cruelle! Je poursuis un mariage qui, selon toute apparence, n'est qu'une chimère. Quelle confusion pour moi !
ACHILLE
Quelqu'un a voulu sans doute^ se jouer cTe votre crédulité , et m'insulter moi-même. Retenez votre indignation : cet outrage ne mérite que le mépris.
• CLTTEMNESTRE.
Je vais cacher ma honte. Après une méprise aussi humiliante , je ne puis plus ^ver les yeux sur vous.
ACHILLE
Je vous ai dit la vérité; mais entrons : je veux parler à
à ee que je ne dois pas toucher. Cette pudeur dS)n jeune guerrier est confcrme aux idées des Grecs, et à Vétat> de leur sociétë, où les femmes Hoient séparées des bommes. (G.)
3oo IPHIGÉNIE.
Totre époux. ( // s^avance pour entrer dans la tente, au mo-
ment où tesctave en ouvre la porte.)